Guide Haut Pays

Mont Mounier

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ de Valberg, parking du col de l’Espaul (1 748 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée alpine

Carte de la randonnée

Carte "MONT MOUNIER" - Image en taille réelle, .JPG 3,27Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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- Image en taille réelle, .JPG 538Ko (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Ceinturé de hautes barres de calcaire tithonique, au faciès typique et reconnaissable, le mont Mounier impose sa présence massive en maître incontesté de ce relief majestueux.

En 1873, débarque sur ses flancs une équipe de chercheurs prenant des notes sur l’opportunité de l’installation d’un petit observatoire qui vit finalement le jour en 1893 grâce à M. Bischoffsheim et dont quelques ruines subsistent encore sur le Petit Mounier.

Plus haut massif calcaire des Alpes-Maritimes, le Mounier constitue sûrement l’un des meilleurs belvé dères de toutes les Alpes du Sud. C’est aussi le paradis du botaniste avec une flore exceptionnelle qu’on se contentera bien sûr d’admirer sans la cueillir !

Jadis appelé “mons niger”, sans doute en raison de la couleur noirâtre de la roche (comme sa voisine la cime Nègre), le Mounier, sommet aujourd’hui dénudé et aride, était autrefois boisé comme en attestent d’anciens écrits faisant référence à de nombreuses souches d’arbre parsemant ses flancs.

Itinéraire

Du parking du col de l’Espaul (1 748 m - b.7), suivre la piste de la Colle sur 1 km jusqu’à la balise 8.

Gagner en écharpe la balise 44 et s’élever alors par un petit sentier dans la barre des Passes du Cloutet, franchir cette barre et par un bon chemin dans les éboulis, atteindre la crête désertique du Démant où l’on trouve le GR5 balisé blanc et rouge (b.47).

Prendre ensuite la direction Nord-Ouest pour passer à la baisse du Démant (2 438 m) en suivant le tracé du GR5.

Passer sous la stèle Vallette (2 585 m) et quitter peu après le GR5 (b.48) pour remonter à droite la crête caillouteuse qui mène au plateau du Petit Mounier (2 727 m).

Dépasser les ruines de l’observatoire, puis en restant toujours sur la crête qui s’effile de plus en plus, descendre sur la baisse (2 689 m) qui précède le beau final aérien culminant à la cime du Mounier (2 817 m).

Ajoutons pour résumer l’ascension, une citation du Chevalier Victor de Cessole : “je crois qu’il est bien difficile de trouver autre part les moyens d’opérer dans la même journée un déplacement aussi aisé au point de vue de la marche et aussi important au point de vue de l’altitude”. Retour par le même itinéraire.

Accès routier

82 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202, puis la RD 6202 jusqu’à Touët-sur-Var. Peu après le village, prendre à droite la route des gorges du Cians (RD 28) qu’on remonte jusqu’à Beuil, puis à Valberg. Du centre de la station, gagner par une petite route le col de l’Espaul.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.