Grande Traversée du Mercantour

Etape 9 : Isola 2000 - Refuge Questa

Randonnée pédestre - Au départ d’Isola 2000 hameau supérieur (2 070 mètres)

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Etape 9 : Isola 2000 / Refuge Questa

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Niveau de difficulté

Randonnée sportive

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Carte de l'étape

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Consulter la légende de la carte

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Présentation de la randonnée

Peu d’éléments permettent d’imaginer le haut cirque de Chastillon avant l’implantation, en 1970, de la station d’Isola 2000.

Si les possibilités de randonner se sont réduites au fur et à mesure que se dessinaient les pistes de ski, il n’en reste pas moins, de petits cirques, pratiquement vierges ; c’est le cas de celui des lacs de Terre Rouge et de la Baisse de Druos (2 628 m) située au Nord de la cime de Tavels et du mont Malinvern, point culminant du massif.

Avec une dénivellation relativement modérée, mais des paysages grandioses garantis, le passage de la baisse marque la frontière avec l’Italie et l’entrée dans le Parc naturel Alpi Marittime.

La descente vers la série des lacs en contrebas bordés de magnifiques chemins dallés, vestiges de l’ancien territoire de chasse du Roi Victor-Emmanuel III permettra une arrivée royale au refuge italien de Questa.

Itinéraire

Depuis le haut de la station d’Isola 2000 (b.90) emprunter la petite route de l’hôtel Diva, pour trouver 300 m plus loin sur la gauche, le sentier des lacs de Terre Rouge.

S’élever sur le versant clairsemé de mélèzes jusqu’à sortir sur une piste (b.91).

Continuer en face pour traverser quelques blocs et venir tout en dominant la retenue collinaire servant l’hiver à l’enneigement artificiel des pistes de ski, franchir (à gué) le vallon de Terre Rouge. Retrouver à la balise 92, le sentier militaire qui descend du col Mercière et continuer sur celui-ci plein Nord pour rejoindre le verrou glaciaire (b.93) et découvrir les petits lacs et le grand lac de Terre Rouge (2 452 m).

Continuer par un mouvement tournant vers l’Ouest, et gravir les quelques lacets pour sortir à la Baisse de Druos (2 628 m – b.94).

Versant italien, on découvre un magnifique cirque rocheux avec les lacs de Valscura, et au Nord l’épaulement sommital du Malinvern (2 938 m).

Descendre en direction des anciennes casernes et des lacs jusqu’au déversoir du dernier (2 265 m), point d’intersection avec le sentier du col de Valscura et du refuge Malinvern.

Prendre à droite (Sud-Est) le magnifique chemin pavé qui monte légèrement en direction du lago del Claus, en alternant parties enherbées et sections pavées, réalisées par les militaires pour faciliter le passage du Roi d’Italie.

On rejoint le déversoir du lac de Claus (2 344 m) qu’il faut contourner par l’Est, en dominant plus bas dans la vallée, l’ancienne maison de chasse de Victor Emmanuel III récemment restauré en refuge.

Poursuivre la montée au pied de la face Nord de la tête de Claus avant de quitter le bon sentier pour se diriger en direction du refuge Questa (2 388 m) posé au milieu des blocs sur une ancienne moraine.

Accès routier

86 km de Nice (aéroport).

Remonter la vallée du Var par la RD 6202 jusqu’à la Mescla. Prendre à droite la vallée de la Tinée (RD 2205) jusqu’à Isola-village.

Bifurquer à droite (RD 97) et gagner par une route sinueuse de 18 km le hameau supérieur de la station Isola 2000.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

La Grande Traversée du Mercantour peut être considéré comme un parcours de grande randonnée à l’image du célèbre GR 20 en Corse, ou du Tour du Mont-Blanc dans les Alpes du Nord. Avant de s’engager il est important de préparer son parcours et de s’entraîner pour apprécier le cumul journalier du temps de marche, la dénivelée, la longueur d’étape et l’alternance de différents supports. 

Une pratique en sécurité

Tout randonneur, aguerri ou débutant qui décide de s’engager, ou d’encadrer un groupe sur un itinéraire, est inévitablement responsable et doit respecter un ensemble de précautions d’usage et des consignes de sécurité.

Préparer sa traversée

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  • analyser les caractéristiques techniques et les recommandations données dans le guide ;
  • adapter le choix du parcours en fonction des conditions climatiques ;
  • essayer de partir à deux ou en groupe, jamais seul ;
  • signaler son parcours et l’heure approximative d’arrivée ;
  • prévoir un matériel d’orientation et de sécurité complet ;
  • s’assurer de la condition physique, du niveau technique des participants et de l’homogénéité du groupe ;
  • vérifier son sac et n’emporter que des vêtements fiables, de bonne qualité, permettant d’affronter des conditions difficiles ;
  • emporter la carte TOP 25 correspondant au parcours choisi, et éventuellement un G.P.S, où une boussole si le maniement est maîtrisé.

Analyser l’itinéraire

  • s’informer sur les terrains traversés, milieux et espaces (névés persistants…), la nature du support (sentier…) et les obstacles à franchir ;
  • analyser les caractéristiques, regarder sur la carte IGN au 1/25000ème , l’importance de la distance à parcourir dans la journée, la comparer avec celle déjà parcourue ;
  • évaluer l’effort, la technicité des passages et le risque (glissades…) ;
  • prendre en compte l’altitude et l’exposition ; plusieurs étages de végétation se superposent dans lesquels des phénomènes ponctuels et localisés peuvent être observés au cours de la randonnée ;
  • imaginer sur les cartes différentes solutions de repli et des échappatoires permettant de rejoindre la vallée la plus proche en cas d’évènements fortuits ;
  • respecter la réglementation spécifique en adoptant des comportements respectueux dans la traversée des espaces protégés (Parc national du Mercantour et Parco Alpi-Marittime).

 

Consulter les conditions météorologiques

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Avant tout départ en randonnée, il est indispensable de s’informer sur les conditions météorologiques en appelant le répondeur départemental (Météo montagne 0.899.710.206). Il est conseillé de prendre plusieurs fois les renseignements dans les jours qui précèdent le début du départ afin de suivre l’évolution des prévisions. Dans tous les cas il est impératif :

  • de tenir compte des éventuelles alertes qui peuvent, même en été, se révéler particulièrement soutenues et localisées sur certains secteurs ;
  • d’emporter l’équipement nécessaire à ces altitudes pour supporter de grosses amplitudes journalières des températures ;
  • de ne pas hésiter à annuler une étape, ou prévoir une adaptation du parcours en redescendant plus bas dans la vallée lorsque cela est possible.

Un vent violent, un orage, une pluie soutenue, un coup de froid ou une canicule sur la partie basse de l’itinéraire peuvent compliquer l’évolution du groupe et devenir rapidement critique en terme de sécurité.

Différentes dégradations météorologiques peuvent se produire en montagne. Deux d’entre elles sont particulièrement fréquentes l’été.

L’orage

L’été, en fin d’après-midi, se développent des nuages caractéristiques (cumulonimbus) qui donnent des orages accompagnés de foudre, des chutes de grêle, et de fortes précipitations. Quelques conseils :

  • ne pas s’abriter sous les arbres, y compris isolé sous prétexte de se protéger de la pluie ;
  • éviter de marcher sur les crêtes et les terrains qui rendent vulnérables la silhouette du randonneur. Le principe de base est « ne pas dépasser » en favorisant un arrêt dans une dépression ou une cuvette potentiellement moins escarpée ;
  • éviter de porter sur soi tout objet métallique ;
  • éteindre téléphone portable et radio, sans chercher à utiliser ces appareils ;
  • garder les distances entre chaque participant ;
  • ne pas négliger les précautions à prendre en cédant à la précipitation et à la panique.

Attention !

Une perturbation orageuse peut souvent s’accompagner localement de précipitations abondantes qui favorisent sur les terrains secs des ruissellements importants. Dès lors, dans les passages en corniche, sous les couloirs et dans les pentes dominées par des masses rocheuses, le risque de chutes de pierres est toujours possible ; rester prudent dans la progression afin d’éviter de s’exposer inutilement et de s’engager dans un passage délicat.

Le brouillard

Les conditions du parcours et l’orientation peuvent se révéler délicates en cas d’absence de visibilité. Il est impératif de posséder une carte, une boussole et un altimètre pour repérer sa position et définir la marche à suivre.

Le groupe devra veiller au relief qui est souvent mal évalué ; en cas de doute sur un passage il est préférable de s’arrêter en lieu sûr, de se réchauffer et d’attendre si le bulletin météo l’a précisé la veille, que le brouillard se lève.

Attention !

Les appareils électroniques (type GPS) ne sont pas toujours efficaces dans les données notamment sur l’altitude et peuvent s’avérer défectueux dans la réception des satellites, et ainsi fausser le cheminement.

S’informer sur le niveau de pratique des randonneurs

Chaque randonneur doit connaître ses capacités physiques (état de santé et condition) et son aptitude (niveau technique) à marcher en montagne.

Une pratique régulière de la randonnée et une bonne hygiène de vie, participent à la réussite de la traversée, compte tenu du nombre important de jours à cumuler.

Organiser l’encadrement

Une randonnée, à la journée ou sur plusieurs jours se prépare, afin d’anticiper tout aléa et de suivre un ensemble de préconisations développées dans les paragraphes précédents.

Limiter le nombre de pratiquants dans le groupe afin de faciliter l’organisation et la mise en œuvre de la traversée (réservations…), la progression dans le milieu et le respect des horaires.

Pendant le parcours le randonneur ou la personne qui encadre le groupe devra :

  • partir suffisamment tôt et ne jamais laisser progresser une personne seule ni en surnombre ;
  • rester très vigilant dans la progression : rechercher un rythme régulier en adaptant les pauses de ravitaillement ;
  • s’adapter au terrain et à l’état des chemins et sentiers qui ne correspondent pas toujours aux informations et aux prévisions ;
  • rester en permanence à l’écoute de la montagne ;
  • se méfier des pentes exposées aux chutes de pierres, lorsqu’il s’agit de les traverser ou de passer en contrebas ;
  • modifier si besoin l’itinéraire prévu à l’origine ;
  • surveiller l’évolution du temps ;
  • tenir compte de la fatigue éventuelle de certains membres du groupe ;
  • savoir renoncer, faire demi-tour ou trouver une échappatoire en cas d’incident ou de doute ;
  • rester sur les chemins et sentiers balisés ; certaines traces existantes peuvent mener à une impasse ;
  • observer un espace suffisant entre les randonneurs dans le cas d’une traversée exposée ou, au contraire, resserrer les membres du groupe dans l’ascension d’un passage caillouteux et escarpé.

L’orientation

Savoir s’orienter et se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1/25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée.

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 échelle 1/25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National (IGN) et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Sept d’entre elles (Haute vallée du Var, Haute Tinée 1 et 2, vallées de la Vésubie, de la Roya, de la Bévéra et Nice-Menton) concernent la Grande Traversée des Alpes-Maritimes.

Attention !

La carte TOP 25 IGN de la vallée dans laquelle on se trouve, constitue le seul document fiable qui garantit un retour dans la vallée en cas de changement d’objectif ou de problème dans le groupe. Il conviendra de se munir de la version à jour de la carte, l’IGN procédant à une actualisation tous les 5 ans environ.

L’enneigement

Persistant en juin et même en juillet, selon les années, au-dessus de 2 500 mètres, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi, crampons, piolet voire un bout de corde pour poser une main courante sont utiles en début d’été.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale. On veillera à observer de la mi-août (sur le littoral) à décembre, les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute… . Des panneaux provisoires apposés lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de procession, désormais particulièrement persistants, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Pastoralisme

L’élevage pastoral pratiqué dans les Alpes- Maritimes est de type extensif : les troupeaux pâturent sur de grands espaces où ils exploitent la ressource herbacée naturelle. Les troupeaux sont déplacés régulièrement en fonction des saisons pour trouver l’herbe nécessaire à la nourriture des animaux puis laisser à la végétation le temps de repousser.

Les éleveurs sont, soit propriétaires, soit locataires, des espaces où leurs troupeaux pâturent et possèdent à ce titre des droits d’exploitation. Le pastoralisme constitue une activité traditionnelle et patrimoniale.

Il a une fonction sociale et économique importante en zone de montagne.

Les pratiques pastorales jouent également un rôle fondamental dans l’entretien des paysages ouverts, d’écosystèmes diversifiés et d’habitats d’espèces protégées et contribuent activement à la prévention des feux de forêt.

Chien de protection

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Pour protéger leurs troupeaux contre les attaques de prédateurs, les éleveurs et bergers sont amenés à utiliser des chiens de protection dont la fonction est d’écarter les dangers potentiels en dissuadant tout intrus de s’approcher du troupeau.

Lors de vos randonnées, vous pouvez être amené à rencontrer un troupeau accompagné d’un ou plusieurs chiens de protection.

  • Dans tous les cas : contournez largement le troupeau, quand cela est possible évitez de le traverser.
  • Face à un chien de protection : arrêtez-vous le temps qu’il vous identifie, restez calme, ne le menacez pas, ne le caressez pas.
  • Si la présence de votre chien de compagnie est autorisée sur l’espace que vous fréquentez, tenez-le en laisse. Dans tous les cas, ne prenez jamais votre chien dans les bras.

La montagne et les zones pastorales sont des espaces à partager entre différents utilisateurs. Merci de respecter la quiétude du troupeau et le travail des éleveurs et bergers.