Guide moyen pays

Plateau de Calern

Randonnée pédestre - Au départ de Cipières (750 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 1,56Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Les calcaires massifs qui composent le plateau de Calern atteignent par endroit une épaisseur de 450 m.

Son modelé est principalement commandé par les phénomènes karstiques (érosion des calcaires par l’eau et le CO2) qui, en raison de conditions particulièrement favorables (climat, lithologie, tectonique), atteignent ici un développement extraordinaire.

Les effets de la corrosion superficielle sont spectaculaires, et l’on observera partout les surfaces lapiazées, ainsi que des dolines de toutes tailles.

La densité des gouffres est étonnante, avec des réseaux souterrains de grandes dimensions ; on croisera entre autres l’aven des Baudillouns, point de référence des spéléologues français, dont le puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et hommes d’un abîme de plus de 80 m !

Au-delà de ce point, un réseau complexe composé d’une succession de méandres et de galeries actives amène le spéléologue à la galerie principale où la profondeur atteint – 433 mètres !

Itinéraire

De la place du village (750 m), prendre la direction du plateau de Calern GR 51, 4 (b.26) ; le sentier dépasse les dernières maisons pour rejoindre une piste qu’on suit jusqu’à la balise 160.

Rester sur le GR 4 jusqu’à la balise 181, après le vallon des Pesses, le chemin pierreux (GR4) remonte les contreforts du plateau.

Peu après Calernet, une nouvelle piste et un petit refuge annoncent l’aven des Baudillouns ; de la balise 188, bref crochet possible jusqu’à l’observatoire du CERGA pour découvrir la plaine de Caussols.

Au retour, redescendre à gauche (Ouest) vers les combes de Poumeirès, la piste passant tout près d’une superbe bergerie ; un puits, à l’intérieur du bâtiment offre son eau précieuse aux troupeaux.

La piste prend fin sur une belle aire gazonnée et le sentier se dirige alors plein Nord.

En vue des bergeries du Teil, plonger sur la combe d’Anelle et sa piste qu’on rejoindra peu après les lignes à haute tension (b.182). Quitter la piste au premier grand lacet pour emprunter un ancien chemin ; de superbes planches et une étonnante tour ronde agrémentent ce raccourci. On rejoint alors la balise 181 et de là, le village de Cipières bien visible.

Accès routier

39 km

De Nice (aéroport), suivre l’A 8 vers l’Ouest jusqu’à Cagnes-sur-Mer et gagner La Colle-sur- Loup par la pénétrante. Remonter les gorges du Loup par la RD 6, puis la RD 3 avant de bifurquer à gauche sur la RD 603 pour gagner Cipières.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief du Moyen Pays avec son entrelacs de vallons et de crêtes y rend l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale numérotée contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas la moyenne montagne et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les vallées et les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres..

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Huit d’entre elles (haute Siagne, haut Estéron, vallée de l’Estéron, moyen Var, moyenne Tinée, vallée de la Vésubie, vallée de la Bévéra, vallée de la Roya) concernent le moyen pays des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.