Guide Haut Pays

Circuit Vésubie-Gesso

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ du Boréon, parking de la vacherie (1 600 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée alpine

Carte de la randonnée

Carte "CIRCUIT VESUBIE-GESSO" - Image en taille réelle, .JPG 734Ko (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Encore un parcours transfrontalier qui illustre la vocation européenne de nos hautes vallées avec le plaisir de l’exotisme italien pour des soirées en refuge à l’ambiance chaleureuse dont nos amis transalpins ont le secret.

Parois rocheuses majestueuses, arêtes ciselées et grande faune alpine caractérisent ce secteur jadis cher au roi d’Italie Victor Emmanuel II.

A noter qu’on évolue ici autour des cimes les plus élevées des Alpes méridionales, le Gélas (3 143 m) et l’Argentera (3 297 m) ; ce contexte suggère bien sûr un équipement adéquat et une bonne autonomie au niveau de la progression et de l’orientation pour profiter en toute sécurité de ce magnifique circuit empruntant tour à tour chemins historiques et itinéraires d’altitude hors sentier.

Itinéraire

  • 1er jour : Boréon - Cougourde

    Depuis la vacherie du Boréon (1 600 m - b.419), monter jusqu’au parking supérieur du Boréon (b.420), suivre la piste en direction du refuge de Cougourde (b.421), puis rejoindre le GR52 jusqu’au pont de Peïrastrèche (b.423, via b.422) ; continuer à travers un mélézin clairsemé jusqu’au pont de Trécoulpas (b.425) et gravir le ressaut assez raide qui défend le plateau des Sagnes où se dresse le nouveau refuge de Cougourde (2 100 m).

  • 2e jour : Cougourde - Soria

    Du refuge, traverser plus ou moins de niveau (Sud) pour rejoindre le déversoir du lac de Trécoulpas (b.427) ; gagner celui-ci et remonter les pentes soutenues du Pas des Ladres (2 448 m - b.428) par quelques lacets dans les éboulis.

    Gagner alors vers la gauche (Est) le col de Fenestre (2 474 m - b.369) par un bon sentier panoramique tantôt en montée, tantôt en descente et descendre versant italien (plein Nord) la haute combe du Val Gesso qui mène au refuge Edoardo Soria (1 830 m).

  • 3e jour : Soria - Genova

    Du refuge, descendre légèrement sur la piste pour trouver sur la gauche (Nord) l’amorce du sentier qui mène grâce à de multiples lacets jusqu’au col de Fenestrelle (2 462 m), sur le tracé de la GTA italienne.

    Descendre versant opposé vers l’immense lac-barrage de Chiotas (longueur 1,3 km) et gagner par une piste le nouveau refuge Genova (2 010 m), bâti juste au Nord du lac du Brocan.

  • 4e jour : Genova - Elena

    Du refuge, prendre d’abord le sentier du col de la Ruine qui court en rive occidentale du lac du Brocan, puis le quitter à la cote 2 170 m au profit de la combe (Ouest) qui culmine au Pas du Brocan (2 892 m).

     Descendre versant Ouest sur le refuge CAI Remondino (2 485 m) par une combe assez raide (éboulis, névé), puis continuer sur un bon sentier vers le vaste replat de la Casa del Re au-dessus duquel est juché le refuge Regina Elena (1 840 m).

  • 5e jour : Elena - Boréon

    Du refuge, traverser à l’horizontale vers l’Ouest pour rejoindre le sentier historique du vallon de Cerise, passage traditionnel entre Italie et France. Après avoir atteint le col de Cerise (2 543 m - b.376), redescendre versant français toujours par un excellent sentier réhabilité en 2004 qui mène au superbe mélézin du plateau du Cavalet (1 800 m - b.374, 373).

    Prendre alors à gauche (Est) le petit sentier en balcon qui traverse l’adret des Erps (b.378, 379) et rejoint agréablement la vacherie du Boréon (1 600 m - b.380), point de départ de ce raid franco-italien. 93

 

Note : parcours se déroulant intégralement dans les parcs nationaux français du Mercantour et italien des Alpi Marittime.

Accès routier

68 km

Depuis Nice, gagner en voiture le Boréon en empruntant d’abord la RM 6202 jusqu’à Plan-du-Var, puis la RM 2565 via Lantosque, Roquebillière et St-Martin-Vésubie. Depuis le lac du Boréon, rejoindre le parking de la vacherie du Boréon, sous le chalet de l’Alpage.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

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