Guide Moyen Pays

Traversée de l'Estéron, Préalpes de Grasse

Randonnée pédestre - Au départ de Gourdon, Pont du Loup (188 m)

Caractéristiques de la randonnée

  • Type : Pédestre
  • Commune : Gourdon
  • 1er jour - 17 kilomètres
  • 2e jour - 20 kilomètres
  • 3e jour - 19 kilomètres
  • 4e jour - 22 kilomètres
  • 5e jour - 22,5 kilomètres
  • Période conseillée : Toute l'année sauf enneigement en versant Nord (de novembre à mars)
  • Réglementation : Parc Naturel Régional (PNR) des Préalpes d'Azur
  • Cartographie spécifique : Cannes-Grasse 3643 ET - Vallée de l'Estéron 3642 ET - Moyen Var 3641 OT

Niveau de difficulté

Randonnée difficile

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 3,13Mo (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Terrain d’une ambitieuse traversée pédestre, l’Estéron et les Préalpes de Grasse offrent beauté des paysages, authenticité des sites et panoramas exceptionnels sur la chaîne alpine.

Délimités au Nord et à l’Est par le fleuve du Var et au Sud par les contreforts des « Baous », le bassin de l’Estéron et l’arrière pays grassois se caractérisent par le contraste entre les massifs de l’Audibergue et du Cheiron, les escarpements calcaires abrupts, les vallées profondes et les plaines agricoles qui confèrent à ce territoire, un isolement particulier.

La présence sur le parcours d’hébergements adaptés, mais souvent distants, nécessite un équipement adéquat et une bonne autonomie au niveau de la progression pour profiter en toute sécurité de ce magnifique parcours.

Itinéraire étape par étape

Jour 1 : Pont du Loup / Cipières
Du parking (b.1) se diriger en direction du chemin du Paradis (b.2, b.3). Passer le canal du Loup (b.4) puis par le GR 51 traverser l’aqueduc du Foulon (b.5) jusqu’au village (b.6). Descendre sur la D 3 (b.7) ; prendre la route de Caussols (GR 51 - b.7) et se diriger (b.8, 9) en direction du col Est de Cavillore (1 030 m - b.10). Suivre à gauche (Ouest) le GR 51 jusqu’au large chemin (b.11) ; bifurquer à droite et à la balise 163 tournez à gauche vers la colle de Rougiés (1 335 m). Poursuivre le long de la crête (b.46, 47) pour rejoindre l’observatoire du CERGA (b.48) : prendre à droite la petite route (b.49) puis la piste à droite (Est). Plus loin (b.189), suivre le GR 4 en direction de Cipières (b.188) jusqu’à un croisement (b.181). La piste à droite amène au village (b.160, 26).

Jour 2 : Cipières / Aiglun
Du village (b.26), suivre le GR 4 (b.25) pour gagner le Loup (b.171). Remonter jusqu’à Gréolières (b.27) ; et sortir en haut du village sur la RD 2. Trouver à droite le départ du GR 4 (b.30) qui passe en bordure des ruines du château et monte sur le versant Sud (b.193) jusqu’au collet du Barri (b.154). Quitter le GR pour remonter plein Est les croupes en direction du sommet du Cheiron (1 778 m - antenne) continuer à traverser pour trouver une table d’orientation et poursuivre le long de la crête. Après le téléski descendre à un large collet (1 726 m) juste avant le « Jérusalem » ; poursuivre par la piste à droite jusqu’à la station (b.207) que l'on contourne par l'Est (b.208). Par une piste en balcon (b.211) rejoindre le centre de ski de fond ; bifurquer à droite jusqu’au collet (b.94) et descendre en direction d’Aiglun.Après le passage au captage de Vegay (b.84) rejoindre l’Estéron (b.83, 82) et monter au village par la piste et le sentier (b.81).

Jour 3 : Aiglun / Cuébris
Suivre le sentier (b.80) pour s’élever et sortir à la brèche du Mont Saint-Martin (1 150 m - b.76a). Continuer sur le versant opposé (1 067 m - b.76) ; bifurquer à droite pour plonger sur le Riolan. Traverser à gué et remonter en rive gauche pour trouver le GR 510 (b.77) en direction de Sigale (b.138, 137) jusqu’à un collet (b.122). Si nécessaire bref aller-retour au village (b.121); sinon poursuivre par le sentier pour sortir à un petit col (1 050 m - b.136). Descendre dans la forêt du Pali (b.135) et rejoindre une piste (b.110). La suivre vers l’Est puis bifurquer à gauche (b.109) pour gravir le versant de Sauma Longa (b.108) et la Baisse homonyme (915 m - b.107). Continuer par la descente vers le vallon de Maubonette (814 m - b.298), et la Baisse des Gauthiers (b.104) ; suivre alors le GR 510, pour descendre en direction de Cuébris jusqu'à la piste (b.105) et le village.

Jour 4 : Cuébris / Gilette
De la place (b.84) descendre en direction du Riou, pour remonter en face (b.88). Prendre immédiatement à gauche le sentier qui franchit le verrou rocheux (b.89). Bifurquer à droite en direction du sommet de Vè Lou Chier ; passer à la Baisse du Puy, et remonter plein Nord, jusqu’à une piste (b.307), pour sortir sur la RD 27 (b.306). La suivre à gauche pour récupérer le sentier (b.305) et monter vers la chapelle Sainte-Baume (b.304, A/R). Continuer la traversée (b.95) pour rejoindre la piste (b.94) et la Baisse du Mont Brune (1 418m - b.93). Prendre en versant Nord la direction de la Baisse des Colettes (1 269 m - b.91), puis descendre vers Toudon ; passer aux ruines de Sébairons (b.90) et rejoindre le village. Longer la route RD 27 vers Revest pour trouver le départ du sentier (b.67) qui rejoint la route du Mont Vial et plus haut sur la droite (b.66) l’itinéraire qui conduit à Tourette du Château (b.43, 41, 40). De la place (b.45), le chemin descend aux ruines du Collet (b.46, 50), puis débouche sur un replat (b.53) ; prendre à gauche l’itinéraire qui mène à Gilette en longeant le vallon du Baus (b.15). Au Villars (b.14), descendre en direction du Latti et gagner le village (b.13, 4, 3).

Jour 5 : Gilette / Malaussène
Du village (b.2) remonter (b.18) en direction du col du Rostan (620 m - b.27). Suivre à droite la RD 27, puis le sentier pour rejoindre Bonson (b.20). Monter au Nord à la Baisse du Collet (606 m - b.28) puis descendre en direction du vallon des Hirondelles (b.36) pour gagner Revest les Roches (b.35, 30a, 30). Poursuivre vers l’Ouest (b.31) ; le sentier monte (b.32) au col de Serse (1 416 m - b.8). Prendre à gauche pour rejoindre la crête du Vial (b.285), et à droite (b.284) le point culminant (1 550 m). Continuer sur la route (Ouest) jusqu’à la citerne (b.283) et sur le chemin (b.282) en direction du col du Vial (1 239 m - b.280). Bifurquer à droite (b.281) en direction de Malaussène pour croiser un sentier (b.9) et une piste (b.10) que l’on quitte dans une épingle pour descendre (b.11) sur un pont en arches et au village. Rejoindre la RD 6202, point de passage des différents transports en commun.

Accès routier

Gagner en voiture Pont du Loup, depuis Cagnes-sur-Mer soit par la Colle-sur-Loup (RD 6) soit par Roquefort-les-Pins et Pré du Lac (RD 2085 puis RD 2210). Stationner sur un des parkings disponibles non réglementé.

Navette : depuis Malaussène, dernier village traversé, privilégier un retour en train ou en bus.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.