Guide Raquette à neige

Refuge de Nice

Randonnée Raquette à neige - Au départ de Saint-Grat, parking du Countet (1690 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 53Ko (fenêtre modale)|

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Image en taille réelle, .JPG 96Ko (fenêtre modale)|

Carte de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 2.2Mo (fenêtre modale)|

Consulter la légende de la carte

Image en taille réelle, .JPG 191Ko (fenêtre modale)|

Présentation de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 697Ko (fenêtre modale)|

La Gordolasque prend sa source au pied des grands “3 000” du Mercantour (Gélas, Malédie, Clapier) et sépare dans une austère et majestueuse ambiance de haute montagne le vallon de Fenestre et celui des Merveilles.

Situé à 2 232 m, le refuge de Nice a été le premier des hébergements d’altitude bâti au début du XX e à l’initiative du chevalier Victor de Cessole, président de la section CAF des Alpes-Maritimes, pour faciliter l’accès des sommets qui dominent la vallée.

L’itinéraire menant au refuge de Nice se parcourt dès le début du printemps en prenant garde aux passages exposés aux avalanches qui peuvent balayer l’axe même du vallon.

Itinéraire

Du parking du Countet (1 690 m), traverser le pont et suivre le tracé de l’ancienne route (Nord), en rive gauche du torrent de la Gordolasque qui mène au pied du verrou de l’Estrech.

Laisser à droite le vallon du lac Autier et gravir par la rive gauche (droite de la cascade) le raide et avalancheux versant qui finit à un resserrement appelé Mur des Italiens (2 022 m).

Redescendre légèrement pour traverser au mieux le vallon et s’élever en lacets sur une centaine de mètres sur la rive droite dans la pente avalancheuse du versant oriental du Neiglier pour éviter une gorge encaissée.

Par une longue traversée (Nord), rejoindre le fond du vallon, large et plat, et continuer en laissant à gauche la combe qui descend du mont Colomb pour passer devant l’ancien bivouac de la Barme et atteindre, par un dernier raidillon, le lac-barrage de la Fous : les deux bâtiments du refuge de Nice (2 232 m) sont alors visibles au Nord-Est.

Contourner le lac par sa rive droite (à gauche) et gravir l’ultime pente raide du promontoire qui donne accès au refuge, gardé les week-ends et vacances scolaires.

Retour par le même itinéraire.

Accès routier

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’à Plan-du-Var, puis la vallée de la Vésubie (RM 2565) jusqu’à Lantosque.

Parvenu à hauteur de Roquebillière, prendre à droite la route de Belvédère et de la Gordolasque (RM 171) jusqu’au hameau de St-Grat, puis la suivre jusqu’à son terminus.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

Les précautions indispensables

Avant le départ

  • consulter la météo (bulletin quotidien pour la montagne) ;
  • se renseigner auprès des offices de tourisme, des professionnels de la montagne et des personnes avisées ayant une bonne connaissance de la montagne en hiver ;
  • consulter les informations et les recommandations dans les guides techniques ;
  • adapter le choix du parcours en fonction des conditions climatiques et nivologiques ;
  • ne jamais partir seul sans signaler son parcours et l’heure approximative du retour ;
  • prévoir un matériel d’orientation et de sécurité complet ;
  • s’assurer que les membres du groupe connais - sent le fonctionnement de ce matériel ;
  • ne jamais partir trop tard car, en hiver, le soleil baisse rapidement et, au printemps, la neige se réchauffe dès la mi-journée ;
  • s’assurer de la condition physique, du niveau technique des participants et de l’homogé néité du groupe ;
  • emporter des vêtements permettant d’affron - ter les conditions hivernales ;
  • acquérir ou louer un matériel fiable de bonne qualité pour éviter des arrêts intempestifs et déboires malencontreux ;
  • ne pas oublier de se munir de la carte TOP 25 correspondant au parcours choisi.

Pendant le parcours

  • partir suffisamment tôt et ne jamais progresser seul, ni en surnombre ;
  • rester très vigilant dans la progression : rechercher un rythme régulier en adaptant les pauses et les ravitaillements ;
  • s’adapter au terrain et à l’état du manteau neigeux qui ne correspondent pas toujours aux informations et aux prévisions : le balisage des sentiers d’été n’est pas forcément adapté à la raquette et peut être dangereux ;
  • rester en permanence à l’écoute de la montagne ;
  • se méfier des pentes exposées aux coulées, qu’il s’agisse de les traverser ou de passer en contrebas ; – modifier si besoin l’itinéraire prévu à l’origine ;
  • surveiller l’évolution du temps et celle de la neige ;
  • tenir compte de la fatigue éventuelle de certains membres du groupe ;
  • savoir renoncer et faire demi-tour, en cas d’incident ou de doute ;
  • ne pas suivre aveuglément les traces existantes qui peuvent mener à une impasse ;
  • respecter le tracé damé des pistes de ski alpin et de ski de fond longées ou traversées ;
  • éviter les dévers et les contre-pentes, à la fois déplaisants et dangereux ;
  • observer un espace suffisant entre les randonneurs dans le cas d’une traversée exposée ou d’un passage avalancheux incontournable.

Météorologie

Bulletin départemental : 08.99.71.02.06

Matériel spécifique

Équipement adapté et fiable

Cet équipement doit être fiable et régulièrement vérifié, car de lui dépendent l’efficacité de la progression et la rapidité d’une éventuelle intervention.

Choix des raquettes

La technicité du matériel a beaucoup progressé avec la montée en puissance de cette forme de randonnée, récemment encore très marginale. Bien sûr la raquette a gardé sa forme originelle, mais le matériel composite et les cadres tubulaires en aluminium d’excellente qualité et d’un poids réduit ont remplacé le bois afin de faciliter la progression.
De même les fixations, jadis complexes et peu fiables, prennent des allures modernistes et le kit “chaussure-fixation-raquette” apparaît comme la solution idéale de demain.
On choisira des raquettes adaptées à ses objectifs, la logique invitant le débutant à acquérir un matériel simple, mais de bonne qualité pour éviter l’écueil des raquettes à grand tamis, aptes à décourager les plus enthousiastes.
Quant au raquetteur initié, il aura l’embarras du choix avec des modèles haut de gamme de plus en plus perfectionnés.

Équipement individuel

  • chaussures montantes isolantes ;
  • bâtons spécifiques à la randonnée ;
  • sac à dos de capacité moyenne ;
  • vêtements adaptés à l’hiver y compris gants, bonnet et lunettes de secours ;
  • boissons chaudes et vivres énergétiques.

Matériel de sécurité

  • ARVA (Appareil de Recherche des Victimes des Avalanches), appareil indispensable pour détecter un randonneur enseveli, dans les meilleurs délais (contrôler les piles avant le départ) ;
  • sonde télescopique en fibre de verre pour repérer précisément une victime jusqu’à 2 m de profondeur ;
    pelle à neige ultra-légère : elle servira soit à creuser un abri de fortune, soit à déneiger l’entrée d’un refuge, soit à dégager une victime d’avalanche ;
  • “kit boussole - altimètre - carte au 1:25.000e”, outils classiques indispensables à l’orientation (avec le GPS) ;
    téléphone portable, de préférence chargé ! Son efficacité doit être toutefois relativisée en montagne (réseau GSM souvent précaire) ;
  • crampons et piolet selon la difficulté de l’objectif et la saison (surtout utiles au printemps);
  • corde légère (15 à 30 m en 7 ou 8 mn) très utile en cas de passage délicat ;
  • pharmacie : indispensable comme dans toute activité sportive d’extérieur. Prévoir également une bonne protection de l’épiderme contre la réverbération et le froid ;
  • couverture de survie, réchaud, briquet.