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Parco Naturale delle Alpi Marittime

Le Parco naturale delle Alpi Marittime est né en 1995, à la suite de l’union du Parco naturale dell’Argentera (créé en 1980) et de la Riserva del Bosco e dei Laghi di Palanfré (créée en 1979).

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Une grande réserve naturelle protégée

Lac de Fremamorte et massif de l’Argentera - Image en taille réelle, .JPG 2.8Mo (fenêtre modale)|Lac de Fremamorte et massif de l’Argentera

L’Ente di Gestione delle Aree protette delle Alpi Marittime est née en janvier 2016 grâce à la fusion avec le Parco naturale delle Alpi Marittime (PAM) né en 1995, le Parco naturale dell’Argentera (créé en 1980) et de la Riserva del Bosco e dei Laghi di Palanfré (créée en 1979). Le nouvel espace protégé s’étend sur les vallées Gesso, Stura, Vermenagna, Pesio et Alta Valle Tanaro et comprend sept communes (Aisone, Entracque, Valdieri, Vernante, Roaschia, Chiusa di Pesio e Briga Alta).

Les montagnes des Alpi Marittime, à l’extrémité méridionale de l'arc alpin, séparent la plaine piémontaise de la côte niçoise, et sont comprises entre deux cols très fréquentés dès l’Antiquité : le col de Tende et le col de Larche / Maddalena.
Les deux parcs ont donc une frontière commune de 35 kilomètres ; ensemble, ils forment un espace protégé de plus de 220 000 hectares qui est devenu en 2013 le premier Parc européen “GECT Parc européen/Parco europeo Alpi Marittime Mercantour”.

Pour cela, les deux parcs travaillent conjointement à une série de projets et, après le jumelage signé en 1987, ils ont reçu, en 1993, le Diplôme du Conseil de l’Europe, une reconnaissance importante qui a donné une impulsion nouvelle à l’étude et à la réalisation d’une politique commune pour la protection du territoire et le développement économique.

Situation géographique du parc

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Un parc de roi

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La beauté de ces montagnes, riches en chamois et en truites, et recouvertes d’une végétation luxuriante, frappa le Roi de Sardaigne Victor Emmanuel II, lors de sa visite dans la vallée du Gesso et à ses thermes, en 1855. Conscients de l’amour du Roi pour la chasse, et des avantages que la présence de la famille royale aurait portés à la région, les maires des communes de la haute vallée décidèrent de concéder au Roi le droit de chasse et de pêche sur la plupart du territoire : c’est ainsi que naquit la Réserve Royale de chasse.

Lacs et glaciers

Lac de Fremamorte et massif de l’Argentera - Image en taille réelle, .JPG 2.8Mo (fenêtre modale)|Lac de Fremamorte et massif de l’Argentera

Plus de quatre-vingts lacs, encaissés dans les roches ou bordés de prairies, caractérisent le paysage en altitude du Parc. Chacun de ces plans d’eau, où se reflètent les sommets environnants, se distingue des autres par son charme, sa forme, ses dimensions et ses couleurs. Il y en a de très petits et perdus, comme les lacs de Valcuca et de la Maledia, et d’autres, comme celui de Sella, qui sont profonds et poissonneux. D’autres encore, comme les grands bassins de la Piastra et du Chiotas, sont artificiels, créés pour la production d’énergie électrique à la fin des années 60.

Les fleurs

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Le territoire des Alpes-Maritimes est célèbre dans le monde pour sa richesse botanique : avec 2 600 espèces recensées, son patrimoine représente presque la moitié du patrimoine floristique national. La famille des orchidacées, par exemple, à laquelle appartiennent beaucoup des fleurs les plus spectaculaires qui existent dans le monde de la nature, est présente dans le Parc avec 40 de ses 80 espèces existantes en Italie.

Les animaux

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La population de chamois, forte d’environ 4 500 bêtes, est l’une des plus importantes des Alpes par rapport à la superficie du territoire du Parc. Le bouquetin, qui fut réintroduit dans cette région par Victor Emmanuel III au cours des années 20, est passé d’une vingtaine venant du Grand Paradis à plus de 700 individus. D’autres ongulés sont présents dans le Parc, tels que le chevreuil et le sanglier ; il est aussi possible de rencontrer le mouflon, venant du Parc du Mercantour tout proche. Grâce à ses sifflements caractéristiques, la marmotte est l’un des animaux qui attirent davantage la sympathie des visiteurs et, notamment, des enfants. L’avifaune, extrêmement riche et variée, comprend presque toutes les espèces typiques de l’arc alpin occidental, du tétras-lyre au lagopède des Alpes, ainsi qu’un nombre important de migrateurs. Le Parc héberge sept couples d'aigles royaux et beaucoup d’autres rapaces, tels que le gypaète, qui est récemment réapparu dans les Alpes- Maritimes grâce à un projet européen de réintroduction. Le loup, en revanche, est réapparu spontanément dans le Parc.