Guide moyen pays

Cime des Collettes

Randonnée pédestre - Au départ de Toudon (970 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 2,21Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Située comme eux sur la ligne de partage des eaux du Var et de l’Estéron, mais moins connue que ses voisins le mont Vial (1 550 m) à l’Est et le mont Brune (1 518 m) à l’Ouest, la cime des Collettes (1 513 m) offre un panorama complet sur le coeur du moyen pays.

On y reconnaîtra nombre de sites familiers, depuis les villages perchés sur d’étroits éperons jusqu’aux cimes du Mercantour en passant par le domaine skiable de Gréolières-les-Neiges, le sanctuaire de la Madone d’Utelle ou la plaine du Var. La Méditerranée complète au loin ce cadre grandiose que viennent souligner les innombrables replis de la vallée de l’Estéron, qui s’écoule quelque 1 300 m en contrebas.

Refoulées vers l’Est par le puissant massif du Cheiron, les eaux généreuses de cette rivière au cours tourmenté, encore entièrement naturelle, étaient devenues, en son époque, un enjeu économique majeur des Alpes-Maritimes avec le projet de barrage-réservoir d’eau de la clue de la Cerise.

Itinéraire

De la place de la mairie (970 m - b.61), prendre le chemin cimenté qui s’élève depuis l’ancien lavoir, couper bientôt une route secondaire et rejoindre peu après l’orée de la forêt domaniale (b.62) ; bifurquer à gauche et progresser de niveau sous un couvert de pins avant de franchir une zone instable de schistes argileux.

Un court raidillon mène aux campagnes abandonnées de Gabergia, puis vient la longue traversée du vaste plateau de Sebairons (b.90). Peu après la dernière ruine, changement d’ambiance avec un ressaut escarpé où se faufile le sentier au pied de hautes falaises de calcaire délité et de gypse. On parvient ainsi à la baisse des Collettes (1 269 m - b.91), important carrefour d’itinéraires.

La cime des Collettes (1 513 m) s’atteint par un ample mouvement circulaire grâce à un bon sentier qui déroule ses lacets dans une aimable forêt de pins sylvestres. Le sommet arrondi, parsemé de bosquets de buis, s’atteint par un bref aller-retour le long de la crête Est-Ouest depuis la balise 92. Le retour s’effectue par l’adret de la Clappe, noyé de soleil, où se succèdent landes à genêts, chaos de calcaire gris et reboisement de pins (b.63, 62).

Accès routier

40 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’au pont Charles Albert. Tourner à gauche pour traverser le Var et suivre la RD 17 jusqu’à Gilette. Prendre ensuite la RD 227, puis la RD 27 qui dessert les villages de Revest-les-Roches, Tourette-du-Château et Toudon.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief du Moyen Pays avec son entrelacs de vallons et de crêtes y rend l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale numérotée contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas la moyenne montagne et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les vallées et les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres..

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Huit d’entre elles (haute Siagne, haut Estéron, vallée de l’Estéron, moyen Var, moyenne Tinée, vallée de la Vésubie, vallée de la Bévéra, vallée de la Roya) concernent le moyen pays des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.