Guide moyen pays

Tour du mont Lion

Randonnée pédestre - Au départ de Gilette, parking de l’école (420 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée sportive

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 1,41Mo (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Le massif du mont Lion (1 049 m), dont les calcaires anciens surmontent des terrains plus récents, a été tellement comprimé qu’il s’est plié, puis cassé, lors de la formation des Alpes, à l’ère tertiaire, sous l’effet des poussées Nord-Sud.

Ces plissements, par endroits très marqués, sont incrustés de nombreux fossiles apparents, restes ou moulages de mollusques, coraux, nummulites, etc.

Cette randonnée au profil varié alternant descentes et remontées se déroule au pied des villages de Revest-les-Roches et Tourette-du-Château dont l’histoire mérite une petite anecdote : la première église fut détruite au XVIIe siècle, puis reconstruite.

Beaucoup plus tard, vers 1930, la foudre frappa son clocher, laissant son architecture tronquée.

En 1990, grâce à un “coup de coeur” de mécènes laitiers niçois et helvétiques, le clocher et l’édifice tourettans furent totalement rénovés selon la forme et les couleurs d’origine.

Itinéraire

Du parking (420 m - b.4), suivre la route qui mène à la station d’épuration ; prendre le sentier à droite juste après le lacet et suivre un beau chemin pavé jusqu’à la balise 13, puis longer le flanc de colline jusqu’au pont voûté qui enjambe le vallon du Latti (320 m).

Remonter jusqu’à la balise 15 en traversant le quartier du Villars ainsi que la RD 17 (b.14) ; poursuivre (Nord) par une succession de lacets qui mènent à un plateau (750 m) abritant le domaine privé du Véoliou.

Prendre (Ouest) le sentier qui grimpe le long du ravin des Baus pour atteindre la balise 53 (950 m), située à l’aplomb du sommet du mont Lion d’où l’on découvre Revest-les-Roches et Tourette-du-Château accrochés à leur adret.

Possibilité de gravir le mont Lion (1 049 m) en aller-retour par une sente raide et non balisée.

Redescendre au Nord par quelques lacets vers les ruines du Collet (721 m - b.50).

Prendre ensuite le chemin qui descend vers l’Ouest parmi chênes et pins, alors qu’au loin s’ouvre un vaste cirque de vallons creusés dans les marnes noires tournées vers l’Estéron.

Après la balise 51, contourner l’éperon Nord-Ouest du mont Lion (Sud) ; toujours en légère déclivité, rejoindre les campagnes abandonnées du Berlet (613 m - b.52) et de Labrune incendiées en 1978.

Une longue traversée en corniche dans l’adret du mont Lion permet de rallier (en montée ou en descente), la balise 15, légèrement au-dessus d’une olivaie cultivée. De cette balise, reprendre à droite l’itinéraire suivi à l’aller jusqu’à Gilette.

Accès routier

37 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’au pont Charles Albert. Tourner à gauche, traverser le Var et suivre la RD 17 jusqu’à Gilette. Traverser le village pour gagner le parking de l’école au Nord du village.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief du Moyen Pays avec son entrelacs de vallons et de crêtes y rend l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale numérotée contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas la moyenne montagne et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les vallées et les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres..

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Huit d’entre elles (haute Siagne, haut Estéron, vallée de l’Estéron, moyen Var, moyenne Tinée, vallée de la Vésubie, vallée de la Bévéra, vallée de la Roya) concernent le moyen pays des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.