Guide Haut Pays

Mont Saint-Honorat

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ de Daluis, hameau de la Pinée (1 413 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée alpine

Carte de la randonnée

Carte "MONT SAINT-HONORAT" - Image en taille réelle, .JPG 1,70Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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- Image en taille réelle, .JPG 538Ko (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Territoire estival privilégié des troupeaux d’ovins venus de Provence, le mont Saint-Honorat, véritable citadelle naturelle, domine de ses 2 520 m la haute vallée du Var dont les eaux s’engouffrent dans les profondes gorges de Daluis, un peu en aval de Guillaumes.

Ses versants presque totalement déboisés permettent une lecture limpide du relief très caractéristique que couronnent les célèbres grès d’Annot.

A l’époque de leurs dépôts, la collision des plaques africaine et européenne entraîne la surrection des Alpes : pas étonnant que dans la foulée, nos grès rosés ou ocres se retrouvent propulsés ici au-dessus des calcaires nummulitiques.

A noter que cette roche siliceuse favorise la flore sili cole dont fait partie, entre autres, le célèbre génépi.

Itinéraire

Du hameau de la Pinée (1 413 m - b.54), s’élever plein Nord par un sentier bordé d’une haie de buis pour atteindre rapidement la balise 55.

Continuer la montée dans un vallon, puis en sortir sur la gauche pour arriver aux bergeries des Collets.

A partir de là, le sentier traverse des pâturages privés, le pas sage étant toléré gracieuse ment par le berger ; la plus grande discrétion est donc recommandée (contourner les troupeaux sans bruit, tenir éventuellement son chien en laisse).

Le sentier serpente en de larges lacets et atteint un premier replat, puis longe les vestiges d’un parc à moutons.

A un petit collet défen du par un ressaut raide (b.64) succède la large crête de Corpatas : bifurquer à gauche (Ouest), dépasser la cabane de Daluis (2 083 m - b.65) et parvenir à un replat au pied d’une zone rocheuse constituée d’énormes blocs.

La troisième pointe au Nord concrétise le sommet (2 520 m) qu’on gagne par une traversée ascendante dans ces éboulis impres sionnants. Retour par le même itinéraire.

Accès routier

88 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202, puis la RD 6202 jusqu’à Entrevaux. Peu après, au lieu-dit “Pont de Gueydan”, prendre à droite la route du col de la Cayolle (RD 2202) pour atteindre Daluis. Bifurquer à gauche sur la petite route menant au village (RD 96) et continuer en montée jusqu’à son terminus. Poursuivre sur une piste jusqu’au lieu-dit “la Pinée”

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.