Guide Haut Pays

Cime de Marta

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ de la Brigue, baisse de Géréon (1 254 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée sportive

Carte de la randonnée

Carte "CIME DE MARTA" - Image en taille réelle, .JPG 2,07Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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- Image en taille réelle, .JPG 538Ko (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

La commune de la Brigue, demeurée piémontaise en 1860 lors du rattachement du Comté de Nice à la France, devint française en 1947 avec sa voisine Tende.

Mais les versants ligures de la commune et les 4 hameaux qu’ils abritent demeurèrent italiens.

Cet itinéraire se propose de rattraper l’histoire en gravissant la cime de Marta (2 135 m) et en chemi nant le long de la frontière en direction de la tête de la Nava.

Belvédère idéal sur la Ligurie italienne et sur le Mercantour oriental, la crête frontière délimite l’immense forêt de conifères (sapins essentiellement) qui peuple l’ubac dominant la Brigue, commune forestière importante des Alpes-Maritimes avec ses quelque 4 100 ha de surface boisée.

A noter pour l’anecdote que la commune italienne de Triora a conservé 679 ha en indivision dans la forêt communale de la Brigue, son droit sur le produit des coupes étant restreint à 1/4 contre 3/4 pour la Brigue !

Itinéraire

De la baisse de Géréon (1 254m- b.251), s’élever dans la forêt par une piste, puis par un sentier qui remonte progressivement la crête du Rionard (b.252) alternant les portions non boisées et les couverts obscurs.

Une partie finale raide mène au prix de multiples lacets serrés au plateau de Marta (1 998 m - b.253) et à la piste militaire du balcon de Marta, cime voisine coiffée d’anciennes casemates. S’élever (Nord-Est) par une croupe facile et déboisée pour gagner la cime de Marta (2 135m- b.254) également appelée mont Vaquet.

Descendre hors-sentier par la crête Nord qui pique sur la frontière au niveau d’un petit collet (1 899 m - b.255), à l’aplomb de la tête de la Nava (1 939 m).

Descendre en direction du col de l’Afel (Nord) avant de bifurquer complète ment à gauche (1 810 m - b.256) pour entreprendre une longue traversée dans un beau mélézin.

On rejoint plus bas une barre rocheuse (1 700 m - b.257) qu’on franchit par de brefs lacets avant de poursuivre vers le profond vallon de Bon Pertus (1 540 m).

Une traversée dans la sapinière rejoint la crête du Rionard à la balise 252 où l’on retrouve l’itinéraire de montée.

N.B : 4x4 conseillé pour accéder au point de départ de la randonnée.

Accès routier

66 km

De Menton, suivre l’auto - route A 8 vers l’Est jusqu’à Vintimille (Italie). Remonter la vallée de la Roya pour atteindre St-Dalmas-de- Tende par la RD 6204. Prendre à droite la RD 43 pour gagner la Brigue. Contourner le village pour remonter vers le Sud le val lon du Ru Sec par une petite route et atteindre par une piste forestière la baisse de Géréon.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.