Guide pays côtier

Tour du Roc d'Orméa

Randonnée pédestre - Pays côtier : Au départ de Castellar, parking du cimetière (350 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée sportive

Carte de la randonnée

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Présentation de la randonnée

Bastion rocheux dominant abruptement la Riviera, le Roc d’Orméa semble inexpugnable vu depuis le village de Castellar.

Ce site naturellement défendu fut occupé dès l’époque préhistorique, comme l’atteste la découverte en 1955 de l’abri “Pendimoun” qui a révélé la présence voici quelque 6 000 ans d’une faune domestique (mouton, chèvre, chien, porc, boeuf), de haches polies, de céramique et de bronze ainsi qu’un squelette connu sous le nom “d’homme de Castellar”.

Plus récentes, les ruines du vieux village (870 m), encore décelables sur l’éperon Nord du Roc d’Orméa, achèvent leur audacieux séjour au bord de farouches à-pics.

Ce site initial fut abandonné en 1435, une fois dissipée la menace des invasions sarrasines, au profit de la colline de Saint-Sébastien où s’élève le village actuel.

Une constante au cours de ce périple aux confins de l’hexagone : l’omniprésence des flots argentés de la Méditerranée avec en point d’orgue un panorama saisissant depuis le sommet sur les villes côtières de Vintimille, Menton et Monaco.

Itinéraire

Du parking supérieur du village, s’élever au-dessus du cimetière de la chapelle St- Sébastien sur une petite route bétonnée dont la forte déclivité pourra rebuter les marcheurs peu entraînés.

En longeant la base de la paroi occidentale du Roc d’Orméa, on parvient en 3,5 km sous le col St-Bernard que veille la désuète chapelle homonyme ; au niveau de la source du Merle, prendre à droite (Est) la piste en terre qui rejoint un pylône EDF et continuer par un sentier pavé qui serpente entre deux murs de pierre face aux ruines du vieux Castellar.

On atteint bientôt un plateau le long d’une propriété clôturée, puis un lacet supérieur de la piste.

Poursuivre l’ascension par un sentier plus soutenu dans un bois de pins sylvestres ; parvenu au col du Berceau, ne pas manquer par un bref crochet en aller-retour de gravir le sommet aérien du Roc d’Orméa (1 132 m).

La descente en versant Sud, rapide et caillouteuse, expose à quelques glissades sans conséquence.

La pente s’adoucit au contact de la forêt, à proximité du vallon de l’Orméa ; bifurquer alors à droite (Ouest) pour suivre le tracé du GR 51 qui ramène agréablement à travers les oliviers jusqu’au village de Castellar.

Accès routier

Depuis l’échangeur de Menton sur l’A 8, prendre la route de Sospel (Route Départementale -RD- 2566) qui remonte le vallon du Caréï ; dépasser Monti et bifurquer peu après au niveau d’une épingle pour emprunter à droite la route de Castellar jusqu’au parking supérieur.

Autre accès direct depuis Menton-centre par la RD 24.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première ; lire une carte au 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief et l’évolution dans un milieu tour à tour sauvage ou urbanisé rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale directionnelle contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir plutôt le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas le pays côtier et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera donc à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute… Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

La météo

Avant toute randonnée, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France (08.99.71.02.06). Ce réflexe permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique. Si la plupart des parcours décrits dans ce guide peuvent être entrepris en toute saison, il est évident qu’il faudra tenir compte des circonstances exceptionnelles : seront donc à éviter les périodes neigeuses qui intéressent parfois les reliefs côtiers en milieu d’hiver autant que les phases caniculaires de juillet-août.

Un autre élément peut venir contrarier l’agrément des randonneurs et menacer leur sécurité, c’est le vent générateur des incendies de forêt ; on s’abstiendra donc de pénétrer dans les massifs boisés les jours de mistral notamment. Prendre soin de vérifier si le massif parcouru n’est pas fermé par arrêté préfectoral.

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique, la série TOP25 (échelle : 1:25 000e) coéditée par l’Institut géographique national et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer sur le terrain. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Deux d’entre elles (Nice- Menton et Cannes-Grasse) concernent le pays côtier des Alpes-Maritimes et compléteront utilement les schémas illustrant les parcours décrits dans ce guide.

Le sentier littoral

Sous un aspect la plupart du temps paisible, la Méditerranée cache un autre visage dont la traîtrise représente un réel danger : coups de mer subits d’une extrême violence s’abattent alors sur le littoral et submergent certains passages du fameux “sentier des douaniers”. On aura donc soin de respecter le panneautage de prévention mis en place par les communes en cas de tempête et de ne pas s’aventurer autour des caps par fort vent d’Est ou d’Ouest (présence de portails ou barrières).

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain.

Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.