Guide équitation

Circuit de Sanguinière

Randonnée équestre - Au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage, parking d’entrée (1 500 m)

Caractéristiques de la randonnée

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  • Type : Equestre
  • Circuit : Saint-Dalmas-le-Selvage / Estenc / Saint-Dalmas-le-Selvage
  • Distance : 34,5 kilomètres
  • 1er jour : Saint-Dalmas-le-Selvage / Estenc - 17 kilomètres
    • Dénivelée + : 1 120 m
    • Dénivelée – : 810 m
    • Période recommandée : mi-juillet à mi-octobre
  • 2 jour : Estenc / Saint-Dalmas-le-Selvage - 17,5 kilomètres
    • Dénivelée + : 990 m
    • Dénivelée – : 1 300 m
    • Période recommandée : mi-juillet à mi-octobre
  • Réglementation : PNM et Natura 2000
  • Cartographie : “TOP 25 - 1:25 000e - N° 3939 OT

Niveau de difficulté

IV fers

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Carte de la randonnée

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Consulter la légende de la carte

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Présentation de la randonnée

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Liaison historique entre Saint-Dalmas-le-Selvage et le Val d’Entraunes, le col de Gialorgues représentait un passage habituel pour les bergers transhumants et les voyageurs, se déplaçant soit du côté haut Var, soit du côté haute Tinée.

Le vallon de Sanguinière recèle pour sa part une flore exceptionnelle qui entoure de curieux blocs de grès d’Annot à la couleur brun-rosé, d’où l’étymologie du terme “Sanguinière”.

Le franchissement du col de la Braïssa et la descente au milieu de la forêt de mélèzes de Sestrière, aux sujets souvent très anciens, bouclera ce circuit classique, mais au caractère alpin affirmé, inclus en majeure partie dans la zone “coeur” du parc national du Mercantour.

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Itinéraire

1er jour : Saint-Dalmas-le-Selvage / Estenc

Du parking (b.67), prendre la route goudronnée du col de la Moutière puis continuer à l’oratoire (b.66) par la piste en terre qui longe le vallon de Gialorgues.

Après le parking de Valloar (1 950 m), poursuivre sur la piste jusqu’à la porte du parc national (b.73).

Prendre le sentier qui s’élève sur la droite, et gagner en quelques lacets sous les mélèzes une vaste prairie où il faudra veiller à garder le sentier pour éviter de piétiner les zones humides.

Passer à proximité du refuge CAF de Gialorgues (non gardé) et de la cabane pastorale (2 280 m - b.73a) et poursuivre par la trace la mieux marquée au milieu de la pelouse alpine jusqu’au raidillon terminal sous le col (2 519 m - b.279).

S’engager côté haut Var en suivant de loin en loin, les cairns qui aident à la progression sur l’immense faux-plat de l’Estrop.

Après la cabane d’alpage, le sentier s’infléchit avant d’entrer dans le cirque de l’Entonnoir, dépression où se jette la cascade de l’Estrop.

Continuer sur le replat avant de franchir le Pas de l’Estrop grâce à un long lacet dans un pierrier raide (b.283, 275) qui nécessitera parfois de descendre de sa monture.

Un bon chemin muletier mène à la route goudronnée qui dessert les chalets et franchit le Var (b.40) pour rejoindre le plateau d’Estenc (1 780 m - étape) où l’on trouve hôtel, gîte et refuge.

2e jour : Estenc/Saint-Dalmas-le-Selvage

Prendre la route du col de la Cayolle pour rejoindre la porte du parc (1 870 m - b.284) ; suivre le chemin qui coupe bientôt un lacet de la route (b.285, 286) avant de s’engager dans la forêt et longer le torrent de Sanguinière pour parvenir aux cabanes forestières (2 049 m) ; s’élever de quelques mètres jusqu’à la balise 287 et continuer près du torrent qu’on traverse sur une passerelle pour atteindre la balise 288.

Monter au pied des barres de Cartairet, puis traverser un chaos de blocs vers le Nord avant de grimper vers le col de Sanguinière (2 601 m -b.289).

Gagner à flanc le col voisin de la Braïsse (2 599 m - b.59) pour ensuite redescendre par quelques lacets sur le bassin de Sestrière.

Suivre la sente franchissant successivement deux ressauts herbeux et passer devant la cabane pastorale avant de rejoindre par un sentier longeant le cours d’eau la porte d’entrée du parc (1 970 m - b.57).

Remonter légèrement à gauche la route goudronnée pour trouver à droite le départ du sentier qui passe devant l’ancien refuge CAF, puis chemine à flanc sous les hauts mélèzes jusqu’à un ancien verrou glaciaire (1 550 m).

Le sentier s’insinue dans ce dernier (pied à terre), puis descend vers le quartier de Tronciès.

Longer les granges et ruines d’habitation et passer en rive droite (b.45) avant de remonter pour trouver le sentier qui descend au village (b.53, 52, 51, 50).

NB : ce circuit, presque intégralement inclus en zone “coeur” du parc, traverse d’immenses pâturages à ovins, ainsi que des zones humides sensibles au piétinement. On aura donc soin de rester sur l’itinéraire balisé et cartographié en évitant les variantes “sauvages”, génératrices de conflits avec les bergers ou de dommages à la flore. À noter également que le sentier qui serpente dans “l’Entonnoir” du vallon de l’Estrop, dont la maintenance est délicate et onéreuse, nécessite la plus grande attention de la part des cavaliers qui tiendront leur monture à la longe pour en maîtriser la progression.

Accès routier

90 km de Nice (aéroport).

Remonter la vallée du Var par la Route Métropolitaine RM 6202 jusqu’à la Mescla.

Prendre à droite la vallée de la Tinée (RM 2205) jusqu’à Saint-Etienne-de-Tinée.

Continuer en direction du col de la Bonette et, parvenu au Pont Haut, bifurquer à gauche (RM 63) pour gagner Saint-Dalmas-le-Selvage.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

Il est vivement recommandé de ne jamais partir à l’aventure sans encadrement qualifié, qu’il s’agisse de moniteurs fédéraux bénévoles ou de guides professionnels diplômés.

L'orientation :

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première. Lire une carte au 1: 25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre ou un GPS doivent paraître des gestes naturels et évidents.

La complexité du relief avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier la signalétique départementale numérotée.

Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries :

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo.

Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du cavalier.

L'enneigement :

En montagne, l’enneigement persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest.

Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas du cheval ; aussi une pelle/pioche est-elle un instrument souvent utile en début d’été.

La cartographie :

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1: 25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard.

La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement sophistiqué et leur personnalisation rendent leur usage quasiment incontournable. Quatorze cartes TOP 25 concernent le département des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme :

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui s’approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez au maximum vos distances.

La chasse :

Activité ancestrale très prisée, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer, de septembre à janvier, les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute…

Des panneaux provisoires apposés lors des battues préviennent les cavaliers d’un danger particulier sur les itinéraires balisés.

La météo (réponseur 08.99.71.02.06) :

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.