Guide pays côtier

Tour du mont Chauve

Randonnée pédestre - Pays côtier : Au départ d'Aspremont, parking d'entrée (500 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Carte de la randonnée

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Présentation de la randonnée

Sous la dénomination “mont Chauve”, à l’étymologie transparente, apparaissent en réalité deux sommets jumeaux, le mont Chauve d’Aspremont à l’Ouest (853 m) et celui de Tourrette à l’Est (785 m), occupés l’un et l’autre par des fortifications et une forêt d’antennes et pylônes de télécommunication.

C’est dire l’importance stratégique des lieux qui révèlent une vision inaccoutumée de la ville de Nice entourée de collines verdoyantes : depuis le belvédère sommital on reconnaîtra aisément le port, la baie des Anges, le château, l’aéroport, la gare et même certaines artères principales avec également juste à l’aplomb le village perché de Falicon et l’usine d’eau de Rimiez, terminus du canal de la Vésubie.

Dans le lointain, de l’Estérel à l’Estéron, au-delà du Var qui s’écoule docilement vers la mer, le regard se perd dans les nombreux plis et replis du relief côtier ou préalpin.

Itinéraire

Du parking d’Aspremont (500 m), prendre en contrebas le chemin piétonnier de la Vallière qui longe la route de Nice (Gairaut) ; traverser bientôt celle-ci pour remonter en face le large chemin du Campoun jusqu’à une bifurcation de sentiers.

Prendre à droite le tracé du GR 5 qui s’élève par quelques lacets pierreux au-dessus du village d’Aspremont, regroupé sur sa butte ensoleillée.

On parvient ainsi à un belvédère complet sur la vallée du Var : la progression devient aisée et une longue traversée horizontale sur d’anciennes restanques (Sud) mène au pied du bastion sommital du mont Chauve d’Aspremont.

Remonter alors à gauche la piste DFCI (défense des forêts contre les incendies) des Morgues qui coupe bientôt une petite route militaire asphaltée ; à travers des bosquets de yeuses (chênes verts), celle-ci conduit ensuite en huit lacets panoramiques jusqu’au fort sommital environné d’antennes et autres paraboles.

Redescendre sur la route jusqu’à une barrière pour trouver à gauche le sentier de retour qui ramène en direction du village via la baisse de Guigo : achever le parcours par la piste de la Bergerie, puis le chemin du Campoun et celui de la Vallière suivis à l’aller.

Accès routier ou ferroviaire

Gagner le village d’Aspremont par l’une des multiples routes qui le desservent depuis Colomars (Route Métropolitaine -RM- 414), Tourrette-Levens (RM 719), Castagniers (RM 14) ou bien sûr Nice par St-Pancrace (RM 914), par St-Roman (RM 714) ou par Gairaut (RM 14).

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première ; lire une carte au 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief et l’évolution dans un milieu tour à tour sauvage ou urbanisé rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale directionnelle contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir plutôt le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas le pays côtier et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera donc à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute… Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

La météo

Avant toute randonnée, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France (08.99.71.02.06). Ce réflexe permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique. Si la plupart des parcours décrits dans ce guide peuvent être entrepris en toute saison, il est évident qu’il faudra tenir compte des circonstances exceptionnelles : seront donc à éviter les périodes neigeuses qui intéressent parfois les reliefs côtiers en milieu d’hiver autant que les phases caniculaires de juillet-août.

Un autre élément peut venir contrarier l’agrément des randonneurs et menacer leur sécurité, c’est le vent générateur des incendies de forêt ; on s’abstiendra donc de pénétrer dans les massifs boisés les jours de mistral notamment. Prendre soin de vérifier si le massif parcouru n’est pas fermé par arrêté préfectoral.

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique, la série TOP25 (échelle : 1:25 000e) coéditée par l’Institut géographique national et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer sur le terrain. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Deux d’entre elles (Nice- Menton et Cannes-Grasse) concernent le pays côtier des Alpes-Maritimes et compléteront utilement les schémas illustrant les parcours décrits dans ce guide.

Le sentier littoral

Sous un aspect la plupart du temps paisible, la Méditerranée cache un autre visage dont la traîtrise représente un réel danger : coups de mer subits d’une extrême violence s’abattent alors sur le littoral et submergent certains passages du fameux “sentier des douaniers”. On aura donc soin de respecter le panneautage de prévention mis en place par les communes en cas de tempête et de ne pas s’aventurer autour des caps par fort vent d’Est ou d’Ouest (présence de portails ou barrières).

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain.

Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.