Guide pays côtier

Circuit du Castellet

Randonnée pédestre - Pays côtier : Au départ de Saint-Jeannet, parking d'entrée (420 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Carte de la randonnée

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Présentation de la randonnée

Dans la chaîne des “baous”, celui de Saint-Jeannet se distingue par l’ampleur exceptionnelle de sa face calcaire bien connue de tous les grimpeurs de l’Hexagone grâce à la qualité et à la hauteur de ses voies d’escalade.

L’ensemble formé par le baou et le village de Saint-Jeannet symbolise à merveille l’art tout provençal d’intégrer au mieux le bâti dans son environnement naturel : aussi bien en arrivant sur le site qu’en l’admirant au cours du circuit, on sera subjugué par cette osmose entre la nature et l’oeuvre de l’homme.

Héritières d’un pastoralisme séculaire, les bories ou les antiques bergeries croisées chemin faisant se fondent elles aussi dans un paysage de garrigues et de chênaies ponctuées de dolines et de lapiés où règne l’élément minéral avec ce calcaire gris-blanc habituel des plateaux karstiques.

Dominant fièrement la vallée de la Cagne, le donjon et les murs d’enceinte du Castellet, ancienne maison fortifiée (XIVe), achèvent leur inexorable déclin amorcé lors des tragiques combats de 1944.

Itinéraire

Depuis le haut du parking d’entrée (420 m - b. 90), traverser le village (b.91, 92) jusqu'au lavoir (b.93) et remonter la rue du Baou pour parvenir bientôt aux dernières maisons.

Une piste (b.94) encore joliment empierrée s’élève dans le vallon de Parriau (Nord) entre le baou de St-Jeannet et celui de la Gaude jusqu’à un replat (640 m - b.95) ; bifurquer alors à gauche pour prendre le sentier du baou de St-Jeannet et gagner le plateau sommital (760 m) situé au Nord du baou en négligeant le sentier direct qui part un peu plus haut sur la gauche (b.84).

Traverser vers l’Ouest (b.83) ce vaste espace jadis entièrement ouvragé par l’homme pour atteindre en légère descente le vallon du Castelet, puis un promontoire (b.80) où s’élèvent les ruines du château (700 m).

Amorcer ensuite la descente vers la Cagne par un sentier qui serpente dans la falaise, puis court le long du vallon du Castelet, avant de cheminer plus aisément en rive gauche sous les contreforts du baou (b.81) ; on rejoint ainsi le lieu-dit “la Source” où quelques gros blocs détachés de la paroi sont équipés pour l’initiation à l’escalade.

Remonter enfin au village par un large chemin pierreux (b.82) via la petite chapelle ND. des-Champs et traverser St-Jeannet par les ruelles étroites pour retrouver le lavoir (b.93) et le parking de départ.

Accès routier

De l’autoroute A 8, remonter vers St-Jeannet depuis la sortie de Cagnes-sur-Mer via la Route Métropolitaine (RM) 218 ou celle de St-Laurent-du-Var via la RM 118.

Stationner sur le parking d’entrée (gratuit) en aval du village.

Desserte régulière par autocar.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première ; lire une carte au 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief et l’évolution dans un milieu tour à tour sauvage ou urbanisé rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale directionnelle contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir plutôt le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas le pays côtier et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera donc à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute… Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

La météo

Avant toute randonnée, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France (08.99.71.02.06). Ce réflexe permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique. Si la plupart des parcours décrits dans ce guide peuvent être entrepris en toute saison, il est évident qu’il faudra tenir compte des circonstances exceptionnelles : seront donc à éviter les périodes neigeuses qui intéressent parfois les reliefs côtiers en milieu d’hiver autant que les phases caniculaires de juillet-août.

Un autre élément peut venir contrarier l’agrément des randonneurs et menacer leur sécurité, c’est le vent générateur des incendies de forêt ; on s’abstiendra donc de pénétrer dans les massifs boisés les jours de mistral notamment. Prendre soin de vérifier si le massif parcouru n’est pas fermé par arrêté préfectoral.

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique, la série TOP25 (échelle : 1:25 000e) coéditée par l’Institut géographique national et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer sur le terrain. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Deux d’entre elles (Nice- Menton et Cannes-Grasse) concernent le pays côtier des Alpes-Maritimes et compléteront utilement les schémas illustrant les parcours décrits dans ce guide.

Le sentier littoral

Sous un aspect la plupart du temps paisible, la Méditerranée cache un autre visage dont la traîtrise représente un réel danger : coups de mer subits d’une extrême violence s’abattent alors sur le littoral et submergent certains passages du fameux “sentier des douaniers”. On aura donc soin de respecter le panneautage de prévention mis en place par les communes en cas de tempête et de ne pas s’aventurer autour des caps par fort vent d’Est ou d’Ouest (présence de portails ou barrières).

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain.

Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.