Guide Haut Pays

Col de la Boucharde

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ d’Estenc (1 780 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée sportive

Carte de la randonnée

Carte "COL DE LA BOUCHARDE" - Image en taille réelle, .JPG 3,66Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Itinéraire d’une grande variété depuis les doux horizons boisés de Sanguinière jusqu’aux versants calcaires tourmentés du massif Pelat-Cimet.

Au retour, large aperçu depuis le col de la Cayolle sur Estenc, le Val d’Entraunes et la percée du Var, avec sur la gauche le synclinal perché de Roche Grande.

Bien que bloqué par la neige de novembre à mai, le col de la Cayolle représente l’un des plus célèbres passages de la route des Grandes Alpes.

On y retrouvera au cours de ce périple le sens étymologique du terme “Cayolle” (“abri rustique”), les alpages accueillant toujours en estive les trou peaux d’ovins ou de génisses et vaches taries.

Chaque col, avec son atmosphère particulière, recèle des légendes colorées : ici, les “gendolies” (“gens de mauvaise réputation”) rançonnaient autrefois les malheureux égarés et c’est ainsi que les habitants d’Estenc furent affublés de ce sobriquet peu flatteur.

Itinéraire

De la porte du Parc (1 870 m - b.284), suivre le chemin qui coupe bientôt un lacet de la route (b.285, 286) avant de s’engager dans la forêt.

On frôle alors le torrent de Sanguinière pour parvenir aux cabanes forestières (2 049 m), siège du campement des ouvriers durant les plantations des années 1900-1914.

Après la seconde cabane, s’élever de quelques mètres jusqu’à la balise 287 et prendre le sentier de gauche pour grimper dans le mélézin jusqu’à la balise 290.

Traverser à flanc (Nord) pour se rapprocher du vallon de la Boucharde, puis s’élever par un bon sentier au milieu des pelouses jusqu’au col homonyme (2 539 m - b.291).

Après un replat d’une centaine de mètres, le sentier plonge versant Ubaye jusqu’au torrent du Bachelard qu’on traverse sur un pont pour atteindre la route Cayolle-Bayasse.

Rejoindre vers l’amont par la route (500 m) le départ du sentier indiquant la direction du refuge de la Cayolle (ouvert en période estivale).

On quitte presque aussitôt le GR56 pour garder à gauche la direction “Cayolle” ; gagner le col routier (2 236 m - b.300) et descendre par un bon sentier en balcon (b.301, 294) avant la plongée dans le bois des Garrets (b.293, 292), jusqu’au point de départ matinal.

Accès routier

117 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202, puis la RD 6202 jusqu’à Entrevaux. Peu après, au lieu-dit “Pont de Gueydan”, prendre à droite la route du col de la Cayolle (RD 2202) pour gagner Guillaumes. Toujours en remontant la vallée du Var, atteindre Entraunes, puis Estenc. Continuer en direction du col et rejoindre la porte du Parc national du Mercantour.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.