Guide Haut Pays

Pointe de Colombart

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ du col de la Moutière (2 450 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée facile

Carte de la randonnée

Carte "POINTE DE COLOMBART" - Image en taille réelle, .JPG 1,94Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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- Image en taille réelle, .JPG 538Ko (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Situé au faîte de la vallée de la Tinée, ce parcours en balcon conduit du col de la Moutière à la pointe de Colombart.

Par une ancienne voie militaire, il offre un cheminement aisé sur les versants dénudés issus de la cime de la Bonette.

L’intérêt de cette promenade réside dans une très faible dénivelée, puisqu’on gagnera en voiture le col de la Moutière par une petite route asphaltée traversant le Parc National du Mercantour.

Des cols de la Moutière et de Colombart, on pourra de plus jouir d’un très ample panorama sur toute la haute Tinée, panorama dont la qualité sera encore améliorée en gravissant par un bref aller-retour plus alpin la pointe de Colombart (2 641 m) qui domine le col (Sud).

L’activité pastorale très présente sur ce secteur demande un strict respect de la tranquillité des troupeaux qui y transhument de juillet à octobre.

Itinéraire

Du col de la Moutière (2 450 m - b.61), prendre à droite un sentier à flanc de montagne balisé blanc et rouge (GR56) qui traverse longuement à l’aplomb de la cime de la Bonette.

Parvenu au niveau du ravin de la Bonette, passer au milieu d’une belle prairie d’altitude et continuer sur le tracé du GR56 pour franchir la crête issue de la pointe Chaufrède, un ancien abri militaire en tôles situé en contrebas du sentier permettant de s’abriter.

De la crête, rejoindre rapidement le col de Colombart (2 539 m - b.45). Continuer par le sentier de droite (Sud-Est) menant au col de l’Alpe (2 580 m - b.46). S’élever alors hors sentier à gauche pour gagner la pointe de Colombart (2 641 m), terme de l’ascension.

Regagner le point de départ par le même itinéraire.

Note : malgré la modestie de la dénivelée, le caractère alpin du parcours est suggéré par l’altitude élevée et le classement en catégorie “rando facile” doit être tempéré par les diverses incidences climatiques (présence de névés, dégâts dus aux orages...), notamment en début et en fin de saison estivale.

Accès routier

104 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’à la Mescla. Prendre à droite la vallée de la Tinée (RM 2205) et la suivre jusqu’à St-Etienne-de-Tinée. Continuer en direc tion du col de la Bonette et parvenu au Pont Haut, bifurquer à gauche (RM 63) pour gagner St-Dalmas-le-Selvage, puis le plateau de Sestrière et enfin le col de la Moutière

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.