Guide Raquette à neige

Pointe des 3 Communes

Randonnée Raquette à neige - Au départ de la station de Camp d’Argent, parking supérieur (1800 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

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Niveau de difficulté

Randonnée facile

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Carte de la randonnée

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Présentation de la randonnée

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Cheminer au lever du jour sur les crêtes aériennes qui encerclent le plateau de l’Authion, c’est un peu oublier pour un moment les lois de l’apesanteur.

La sensation euphorisante de dominer les environs malgré une altitude modeste saisit en effet les randonneurs au fil du parcours ô combien panoramique qui culmine au fort de la Redoute, lequel occupe depuis un siècle la pointe des Trois Communes (la Bollène, Breil-sur-Roya et Saorge).

Ce site dominant offre une vue exceptionnelle par temps clair sur le département des Alpes-Maritimes et parfois même l’île de Beauté.

Itinéraire

Depuis le haut de la station de Camp d’Argent (1 800 m), remonter la route de l’Authion enneigée et fermée à la circulation hivernale jusqu’à la baisse de Tueis (1 889 m - b.244).

Passer derrière la cabane homonyme (porte d’entrée du Parc) pour s’élever vers l’Est sur la crête qui conduit à la cime de l’Authion (2 075 m). Continuer de niveau en laissant sur la droite l’ouvrage militaire de la Forca, passer devant les ruines d’anciennes casernes et poursuivre (Nord-Est) en restant au plus près de la crête jusqu’à un collet (2 060 m - b.410).

L’accès à la pointe des Trois Communes (2 080 m) est défendu par une dernière pente peu soutenue juste à l’aplomb du fort de la Redoute que l’on aperçoit de loin, juché sur le sommet.

Retour par le même itinéraire.

Variante de retour possible par la route de l’Authion (RD 68) qui passe entre les forts de la Forca et de Mille Fourches : parcours tentant, car évident et en apparence facile, mais à éviter par gros enneigement en raison des dévers à franchir au-dessus du bassin supérieur de la Bévéra. Par ailleurs, le passage des vallons peut se révéler délicat par neige dure.

Accès routier

De Nice (sortie Est de l’A 8), remonter la pénétrante du Paillon vers la Pointe-de-Contes, puis la RD 2204 jusqu’à L’Escarène et enfin la RD 2566 jusqu’au col de Turini via Lucéram et Peïra-Cava.

Monter à la petite station de Camp d’Argent (2 km) et stationner au bout de la route déneigée.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

Les précautions indispensables

Avant le départ

  • consulter la météo (bulletin quotidien pour la montagne) ;
  • se renseigner auprès des offices de tourisme, des professionnels de la montagne et des personnes avisées ayant une bonne connaissance de la montagne en hiver ;
  • consulter les informations et les recommandations dans les guides techniques ;
  • adapter le choix du parcours en fonction des conditions climatiques et nivologiques ;
  • ne jamais partir seul sans signaler son parcours et l’heure approximative du retour ;
  • prévoir un matériel d’orientation et de sécurité complet ;
  • s’assurer que les membres du groupe connais - sent le fonctionnement de ce matériel ;
  • ne jamais partir trop tard car, en hiver, le soleil baisse rapidement et, au printemps, la neige se réchauffe dès la mi-journée ;
  • s’assurer de la condition physique, du niveau technique des participants et de l’homogé néité du groupe ;
  • emporter des vêtements permettant d’affron - ter les conditions hivernales ;
  • acquérir ou louer un matériel fiable de bonne qualité pour éviter des arrêts intempestifs et déboires malencontreux ;
  • ne pas oublier de se munir de la carte TOP 25 correspondant au parcours choisi.

Pendant le parcours

  • partir suffisamment tôt et ne jamais progresser seul, ni en surnombre ;
  • rester très vigilant dans la progression : rechercher un rythme régulier en adaptant les pauses et les ravitaillements ;
  • s’adapter au terrain et à l’état du manteau neigeux qui ne correspondent pas toujours aux informations et aux prévisions : le balisage des sentiers d’été n’est pas forcément adapté à la raquette et peut être dangereux ;
  • rester en permanence à l’écoute de la montagne ;
  • se méfier des pentes exposées aux coulées, qu’il s’agisse de les traverser ou de passer en contrebas ; – modifier si besoin l’itinéraire prévu à l’origine ;
  • surveiller l’évolution du temps et celle de la neige ;
  • tenir compte de la fatigue éventuelle de certains membres du groupe ;
  • savoir renoncer et faire demi-tour, en cas d’incident ou de doute ;
  • ne pas suivre aveuglément les traces existantes qui peuvent mener à une impasse ;
  • respecter le tracé damé des pistes de ski alpin et de ski de fond longées ou traversées ;
  • éviter les dévers et les contre-pentes, à la fois déplaisants et dangereux ;
  • observer un espace suffisant entre les randonneurs dans le cas d’une traversée exposée ou d’un passage avalancheux incontournable.

Météorologie

Bulletin départemental : 08.99.71.02.06

Matériel spécifique

Équipement adapté et fiable

Cet équipement doit être fiable et régulièrement vérifié, car de lui dépendent l’efficacité de la progression et la rapidité d’une éventuelle intervention.

Choix des raquettes

La technicité du matériel a beaucoup progressé avec la montée en puissance de cette forme de randonnée, récemment encore très marginale. Bien sûr la raquette a gardé sa forme originelle, mais le matériel composite et les cadres tubulaires en aluminium d’excellente qualité et d’un poids réduit ont remplacé le bois afin de faciliter la progression.
De même les fixations, jadis complexes et peu fiables, prennent des allures modernistes et le kit “chaussure-fixation-raquette” apparaît comme la solution idéale de demain.
On choisira des raquettes adaptées à ses objectifs, la logique invitant le débutant à acquérir un matériel simple, mais de bonne qualité pour éviter l’écueil des raquettes à grand tamis, aptes à décourager les plus enthousiastes.
Quant au raquetteur initié, il aura l’embarras du choix avec des modèles haut de gamme de plus en plus perfectionnés.

Équipement individuel

  • chaussures montantes isolantes ;
  • bâtons spécifiques à la randonnée ;
  • sac à dos de capacité moyenne ;
  • vêtements adaptés à l’hiver y compris gants, bonnet et lunettes de secours ;
  • boissons chaudes et vivres énergétiques.

Matériel de sécurité

  • ARVA (Appareil de Recherche des Victimes des Avalanches), appareil indispensable pour détecter un randonneur enseveli, dans les meilleurs délais (contrôler les piles avant le départ) ;
  • sonde télescopique en fibre de verre pour repérer précisément une victime jusqu’à 2 m de profondeur ;
    pelle à neige ultra-légère : elle servira soit à creuser un abri de fortune, soit à déneiger l’entrée d’un refuge, soit à dégager une victime d’avalanche ;
  • “kit boussole - altimètre - carte au 1:25.000e”, outils classiques indispensables à l’orientation (avec le GPS) ;
    téléphone portable, de préférence chargé ! Son efficacité doit être toutefois relativisée en montagne (réseau GSM souvent précaire) ;
  • crampons et piolet selon la difficulté de l’objectif et la saison (surtout utiles au printemps);
  • corde légère (15 à 30 m en 7 ou 8 mn) très utile en cas de passage délicat ;
  • pharmacie : indispensable comme dans toute activité sportive d’extérieur. Prévoir également une bonne protection de l’épiderme contre la réverbération et le froid ;
  • couverture de survie, réchaud, briquet.