Guide Raquette à neige

Sommet de l'Arpille

Randonnée Raquette à neige - Au départ du Mas, croisement routes RD 10 - RD 110 (1143 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 53Ko (fenêtre modale)|

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Image en taille réelle, .JPG 96Ko (fenêtre modale)|

Carte de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 1.7Mo (fenêtre modale)|

Consulter la légende de la carte

Image en taille réelle, .JPG 191Ko (fenêtre modale)|

Présentation de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 3.5Mo (fenêtre modale)|

Parcours peu technique qui culmine au sommet de l’Arpille (1 686 m), l’un des plus remarquables belvédères du département : on y découvrira en contrebas la haute vallée de l’Estéron avec ses nombreux villages entourés de forêts, ses plaines fertiles et la profonde entaille de la clue des Mujouls, à l’Ouest les montagnes des Alpes-de-Haute-Provence et en toile de fond la quasi-totalité des sommets du Mercantour.

Voici une randonnée idéale pour le cœur de l’hiver, à entreprendre par enneigement copieux, car elle se déroule en grande partie sur l’adret aride des flancs Sud et Est de l’Arpille.

Itinéraire

Depuis la route Saint-Auban-Le Mas (croisement RD 10 - RD 110), suivre vers le Nord-Est la piste DFCI de l’Arpille (1 142 m - b.109) qui passe devant une ruine et monte doucement dans une forêt mixte de chênes et de pins.

La piste s’élève en formant un immense lacet vers le Nord-Est (possibilité de couper par une piste secondaire) et rejoint à la cote 1 350 m une bifurcation (b.110).

Continuer à droite toujours sur la piste DFCI de l’Arpille qui monte en écharpe à travers la forêt domaniale de la Gironde jusqu’à l’immense crête de Charamel (1 479 m - b.111).

Poursuivre à gauche par la piste (Ouest) qui suit un moment la crête, passe à côté d’un réservoir DFCI et s’élève en lacets sur le versant Nord pour gagner la butte finale dénudée ; atteindre ainsi le large sommet de l’Arpille (1 686 m), coiffé par un bâtiment qui sert de poste de guet estival aux forestiers-sapeurs et abrite diverses antennes.

Retour par le même itinéraire avec possibilité de couper les grands lacets de la piste en versant Sud de l’Arpille.

Accès routier

De Nice (aéroport), suivre l’A 8 vers l’Ouest jusqu’à Cagnes-sur-Mer et gagner La Colle-sur-Loup par la pénétrante.

Remonter les gorges du Loup (RD 6), dépasser le village de Gréolières et continuer sur la RD 2 pour prendre la route du col de Bleine (RD 5).

Rejoindre la route du Mas (RD 10) et stationner au niveau du croisement avec la RD 110.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

Les précautions indispensables

Avant le départ

  • consulter la météo (bulletin quotidien pour la montagne) ;
  • se renseigner auprès des offices de tourisme, des professionnels de la montagne et des personnes avisées ayant une bonne connaissance de la montagne en hiver ;
  • consulter les informations et les recommandations dans les guides techniques ;
  • adapter le choix du parcours en fonction des conditions climatiques et nivologiques ;
  • ne jamais partir seul sans signaler son parcours et l’heure approximative du retour ;
  • prévoir un matériel d’orientation et de sécurité complet ;
  • s’assurer que les membres du groupe connais - sent le fonctionnement de ce matériel ;
  • ne jamais partir trop tard car, en hiver, le soleil baisse rapidement et, au printemps, la neige se réchauffe dès la mi-journée ;
  • s’assurer de la condition physique, du niveau technique des participants et de l’homogé néité du groupe ;
  • emporter des vêtements permettant d’affron - ter les conditions hivernales ;
  • acquérir ou louer un matériel fiable de bonne qualité pour éviter des arrêts intempestifs et déboires malencontreux ;
  • ne pas oublier de se munir de la carte TOP 25 correspondant au parcours choisi.

Pendant le parcours

  • partir suffisamment tôt et ne jamais progresser seul, ni en surnombre ;
  • rester très vigilant dans la progression : rechercher un rythme régulier en adaptant les pauses et les ravitaillements ;
  • s’adapter au terrain et à l’état du manteau neigeux qui ne correspondent pas toujours aux informations et aux prévisions : le balisage des sentiers d’été n’est pas forcément adapté à la raquette et peut être dangereux ;
  • rester en permanence à l’écoute de la montagne ;
  • se méfier des pentes exposées aux coulées, qu’il s’agisse de les traverser ou de passer en contrebas ; – modifier si besoin l’itinéraire prévu à l’origine ;
  • surveiller l’évolution du temps et celle de la neige ;
  • tenir compte de la fatigue éventuelle de certains membres du groupe ;
  • savoir renoncer et faire demi-tour, en cas d’incident ou de doute ;
  • ne pas suivre aveuglément les traces existantes qui peuvent mener à une impasse ;
  • respecter le tracé damé des pistes de ski alpin et de ski de fond longées ou traversées ;
  • éviter les dévers et les contre-pentes, à la fois déplaisants et dangereux ;
  • observer un espace suffisant entre les randonneurs dans le cas d’une traversée exposée ou d’un passage avalancheux incontournable.

Météorologie

Bulletin départemental : 08.99.71.02.06

Matériel spécifique

Équipement adapté et fiable

Cet équipement doit être fiable et régulièrement vérifié, car de lui dépendent l’efficacité de la progression et la rapidité d’une éventuelle intervention.

Choix des raquettes

La technicité du matériel a beaucoup progressé avec la montée en puissance de cette forme de randonnée, récemment encore très marginale. Bien sûr la raquette a gardé sa forme originelle, mais le matériel composite et les cadres tubulaires en aluminium d’excellente qualité et d’un poids réduit ont remplacé le bois afin de faciliter la progression.
De même les fixations, jadis complexes et peu fiables, prennent des allures modernistes et le kit “chaussure-fixation-raquette” apparaît comme la solution idéale de demain.
On choisira des raquettes adaptées à ses objectifs, la logique invitant le débutant à acquérir un matériel simple, mais de bonne qualité pour éviter l’écueil des raquettes à grand tamis, aptes à décourager les plus enthousiastes.
Quant au raquetteur initié, il aura l’embarras du choix avec des modèles haut de gamme de plus en plus perfectionnés.

Équipement individuel

  • chaussures montantes isolantes ;
  • bâtons spécifiques à la randonnée ;
  • sac à dos de capacité moyenne ;
  • vêtements adaptés à l’hiver y compris gants, bonnet et lunettes de secours ;
  • boissons chaudes et vivres énergétiques.

Matériel de sécurité

  • ARVA (Appareil de Recherche des Victimes des Avalanches), appareil indispensable pour détecter un randonneur enseveli, dans les meilleurs délais (contrôler les piles avant le départ) ;
  • sonde télescopique en fibre de verre pour repérer précisément une victime jusqu’à 2 m de profondeur ;
    pelle à neige ultra-légère : elle servira soit à creuser un abri de fortune, soit à déneiger l’entrée d’un refuge, soit à dégager une victime d’avalanche ;
  • “kit boussole - altimètre - carte au 1:25.000e”, outils classiques indispensables à l’orientation (avec le GPS) ;
    téléphone portable, de préférence chargé ! Son efficacité doit être toutefois relativisée en montagne (réseau GSM souvent précaire) ;
  • crampons et piolet selon la difficulté de l’objectif et la saison (surtout utiles au printemps);
  • corde légère (15 à 30 m en 7 ou 8 mn) très utile en cas de passage délicat ;
  • pharmacie : indispensable comme dans toute activité sportive d’extérieur. Prévoir également une bonne protection de l’épiderme contre la réverbération et le froid ;
  • couverture de survie, réchaud, briquet.