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Plan départemental de randonnée

La loi du 22 juillet 1983, précisée par une circulaire du Premier ministre en date du 30 août 1988, a transféré la responsabilité du plan départemental de randonnée au Département désormais chargé de son élaboration sur avis des communes intéressées.

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Une réflexion conduite au sein du Département a abouti, dès 1984, à la création d’une mission chargée d’établir le plan départemental de randonnée. Ce plan est destiné à faire revivre et à réhabiliter les chemins ruraux qui font partie du patrimoine commun et qui constituèrent, durant des siècles, la trame de la vie culturelle, économique et historique du pays. Il a été adopté par l’Assemblée départementale le 22 janvier 2004.

La randonnée pédestre

C’est évidemment de très loin l’activité la plus populaire : de la promenade locale aux sentiers valléens, du moyen pays au Parc national du Mercantour, chaque vallée du département offre au public quelque 400 à 500 kilomètres d’itinéraires préparés à son intention. Nettoyage, débroussaillement, aménagement de passages délicats, construction de passerelles et balisage normé constituent l’essentiel des travaux réalisés.

4 700 poteaux ont été mis en place, supports d’environ 8 000 flèches directionnelles.

Ce dispositif conduit les pas du randonneur, chaque balise étant porteuse d’un numéro référencé sur le terrain comme sur le document cartographique afférent. Cette signalétique originale d’un modèle unique dans tout le département (hormis la zone cœur du Parc national) équipe tous les itinéraires pédestres, donnant à l’ensemble du réseau esthétique et cohérence.

Des milliers de marquages à la peinture sur les rochers ou les arbres facilitent en outre l’orientation, la couleur jaune étant appliquée aux itinéraires de petite randonnée (“PR”), alors que le blanc et le rouge identifient quant à eux les itinéraires de grande randonnée (“GR”).

Une série d’équipements spécifiques a déjà été entreprise sur une partie du schéma départemental de randonnée afin de lui donner les normes de fiabilité et de sécurité nécessaires à la pratique du cheval : passerelles adaptées, ouvrages spéciaux de soutènement, élagage des branches à 3 mètres de hauteur...

Il convient de préciser qu’il ne s’agit en aucun cas de tracés nouveaux, mais uniquement d’une extension des normes de confort et de sécurité de certains itinéraires pédestres, la randonnée équestre exigeant un degré d’aménagement plus important que la randonnée pédestre.

La randonnée à VTT

C’est logiquement sur le schéma de randonnée que s’appuient les parcours de VTT, après avoir été soigneusement sélectionnés et permettant ainsi de gérer au mieux les problèmes de cohabitation avec les autres usagers en cherchant toujours à diminuer au maximum l’atteinte au milieu naturel, car les freinages répétés entraînent un surcreusement rapide des sentiers et chemins.

Les itinéraires de VTT utilisent plus largement les pistes aux pentes abordables en matière de descente, mais sans négliger pour autant les nombreux sentiers qui couvrent le département.

Le canyonisme

Afin d’offrir au public une gamme complète de produits liés à la randonnée et pour répondre à la demande des communes et de la Préfecture, le Département a mis en place, dès 1991, un programme d’aménagement des principaux sites de canyonisme :

  • organisation d’opérations de nettoyage pour enlever les épaves se trouvant dans certains canyons,
  • mise en place et balisage des itinéraires d’accès et de sortie évitant toute nuisance,
  • rééquipement aux normes de sécurité en vigueur des amarrages nécessaires à la descente des cascades.

C’est ainsi que 37 itinéraires ont été aménagés par les services départementaux ; répondant aux normes fédérales d’équipement des sites sportifs, ils sont dotés de panneaux d’information au départ, d’amarrages normés et éventuellement d’un fléchage directionnel à l’entrée et à la sortie des canyons. Certaines échappatoires balisées peuvent également guider les pratiquants en cas de crue subite.

L’arrêté préfectoral du 22.12.1998 réglemente la pratique du canyonisme dans les Alpes-Maritimes ; il est affiché au départ des principaux itinéraires.