Guide équitation

TransVallées

Randonnée équestre - Au départ de la Colmiane (1 500 m)

Caractéristiques de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 482Ko (fenêtre modale)|

Niveau de difficulté

IV fers

Image en taille réelle, .JPG 154Ko (fenêtre modale)|

Carte de la randonnée

Image en taille réelle, .JPG 1.8Mo (fenêtre modale)|

Consulter la légende de la carte

Image en taille réelle, .JPG 654Ko (fenêtre modale)|

Présentation de la randonnée

Relier la Côte d’Azur et le Mercantour en guère plus d’une heure de voiture, c’est évidemment la norme aujourd’hui.

Mais il faut se rappeler que par diligence, le voyage durait pas moins de 10 heures en 1876 ou 7 heures 30 en 1894 grâce au train des Pignes.

En 1910, après la mise en service du tramway de la Vésubie, moult fois différée en raison de sa dangerosité, on comptait encore quelque 3 heures 15 pour se rendre de Nice à Saint-Martin-Vésubie…

On ne s’étonnera donc pas en retrouvant un mode de locomotion ancestral, de chevaucher deux jours durant entre la Colmiane et Nice, sur les crêtes panoramiques dominant les vallées de la Tinée, de la Vésubie, du Var et du Paillon.

Image en taille réelle, .JPG 1.6Mo (fenêtre modale)|

Image en taille réelle, .JPG 1.4Mo (fenêtre modale)|

Itinéraire

1er jour : col Saint-Martin/Pélasque

La Via Alpina poursuit sa progression vers la Méditerranée en descendant la Vésubie par un itinéraire en balcon.

De la Colmiane (1 500 m - b.93), prendre la piste à droite, puis le sentier qui rejoint le GR 5 pour atteindre le col de Varaire (1 710 m - b.310).

Continuer l’ascension par quelques lacets et après un travers ombragé, atteindre par un passage raide nécessitant un pied à terre le col des deux Caïres (1 910 m - b.99).

Rejoindre la balise 100 en contrebas, versant Tinée, puis la balise 101.

Continuer à flanc sous la tête de Clans et par un profil montant, longer le mont Chalancha.

Une brève descente mène au Pertus (1 958 m), passage spectaculaire d’où l’on découvre la Vésubie.

Traverser sous la Partissuollo pour atteindre la Baisse de la Combe (1 910 m - b.317).

Poursuivre dans la même direction le long de la crête jusqu’à la balise 318 et par une montée raide, rejoindre le collet des Trous(1 982 m - b.319).

Par un profil plus doux en sous-bois, atteindre la balise 320 située sous le col du Fort et descendre aux Granges de la Brasque par la piste ou par le sentier coupant les lacets (GR 5).

Des Granges (1 685 m - b.148), suivre la Route Métropolitaine RM 332 (Ouest), puis quitter le GR5 pour suivre plein Sud un sentier (b.147) effectuant une grande traversée descendante sur la rive gauche du Riou du Figaret (b.145, 144).

Franchir le vallon de Cangelard et continuer sur la piste dite “Tire Andreani” (b.143) jusqu’à la petite route de l’ancien hôtel Auda (b.142).

Prendre à gauche la RM 373, puis couper (b.23) par la petite route et le sentier (oratoire) pour la retrouver plus bas (b.22 et 21).

Dans l’épingle (483 m), suivre la petite route à droite qui mène au hameau de Pélasque, quartier de la Balma (500 m - étape).

NB : prévoir une navette de véhicules pour récupérer les vans depuis Pélasque.

Accès routier

66 km de Nice.

Remonter la vallée du Var par la Route Métropolitaine RM 6202 jusqu’à Plan-du-Var.

À la sortie du village, prendre à droite la vallée de la Vésubie (RM 2565) et la suivre jusqu’à Saint-Martin-Vésubie, puis la station de la Colmiane, point de départ de la traversée.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

Il est vivement recommandé de ne jamais partir à l’aventure sans encadrement qualifié, qu’il s’agisse de moniteurs fédéraux bénévoles ou de guides professionnels diplômés.

L'orientation :

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première. Lire une carte au 1: 25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre ou un GPS doivent paraître des gestes naturels et évidents.

La complexité du relief avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier la signalétique départementale numérotée.

Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries :

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo.

Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du cavalier.

L'enneigement :

En montagne, l’enneigement persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest.

Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas du cheval ; aussi une pelle/pioche est-elle un instrument souvent utile en début d’été.

La cartographie :

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1: 25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard.

La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement sophistiqué et leur personnalisation rendent leur usage quasiment incontournable. Quatorze cartes TOP 25 concernent le département des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme :

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui s’approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez au maximum vos distances.

La chasse :

Activité ancestrale très prisée, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer, de septembre à janvier, les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute…

Des panneaux provisoires apposés lors des battues préviennent les cavaliers d’un danger particulier sur les itinéraires balisés.

La météo (réponseur 08.99.71.02.06) :

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.