Guide Haut Pays

Tour du Grand Capelet

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ de Saint-Grat, parking du Countet (1 690 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée alpine

Carte de la randonnée

Carte "TOUR DU GRAND CAPELET" - Image en taille réelle, .JPG 2,75Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Le Grand Capelet domine d’une tête, comme son étymologie le suggère, les vallées alentour, notamment celle de la Gordolasque (Vésubie) à l’Ouest et celle des Merveilles (Roya) à l’Est.

Sommet chargé d’histoire, abritant sur ses flancs une partie des fameux gisements de gravures rupestres des Merveilles, il est le silencieux témoin d’un impressionnant défilé de pèlerins qui de juillet à septembre se pressent sur ses flancs minéraux.

Le tour du Grand Capelet combine astucieusement l’intérêt sportif et culturel de la randonnée pédestre, mêlant à l’effort physique une initiation aux signes légués par les très anciennes civilisations monta gnardes du Chalcolithique et de l’Age de Bronze.

La soirée au refuge de Nice (2 232 m), premier refuge construit dans le massif du Mercantour et dénommé “refuge Victor de Cessole” depuis 2005, ajoutera une note historique plus récente : on pourra observer, juché quelques mètres au-dessus de l’actuel bâtiment, l’ancien refuge édifié voici plus d’un siècle (1902) à l’initiative du Chevalier de Cessole.

Une rencontre inopinée avec une harde de bouquetins complétera ce circuit entre roc et ciel au coeur des “3 000” de la haute Vésubie (Gélas, Malédie, Clapier).

Itinéraire

  • 1er jour : montée au refuge de Nice.

    Du terminus de la route de la Gordolasque (pont du Countet, 1 690 m - b.411), suivre le chemin de terre menant au site d’escalade, continuer à plat le long de la rivière pour rejoindre b413. Traverser le torrent et remonter via b414 en direction du refuge de Nice.

    Sur la gauche, on aperçoit l’impressionnante cascade de l’Estrech bientôt masquée par le haut du verrou rocheux dénommé “Mur des Italiens” que l’on franchit avant de traverser à nouveau le torrent. Suivre sans difficulté particulière le sentier qui rejoint le lac barrage de la Fous (b.416) : les deux bâtiments du refuge de Nice (2 232 m) sont alors visibles au Nord-Est, juste au -dessus du lac (gîte, restauration).

  • 2e jour : tour du Grand Capelet.

    Du refuge, suivre le tracé du GR52 qui remonte quelques mètres pour venir traverser bientôt le vallon de la Fous (b.417, 418). Remonter ensuite (Sud- Est) le déversoir du lac Niré et longer la série de lacs entre 2 353 m et 2 379 m.

    Gravir au mieux les blocs et éboulis (ou les névés suivant la saison) menant à la baisse du Basto (2 693 m - b.401). Descendre versant opposé en diagonale (Sud-Est) en passant près du petit lagarot du Basto ; on domine bien tôt l’immense lac du Basto qu’on laisse à gauche pour remonter au Sud (b.95) le bon sentier de la baisse de Valmasque (2 549 m - b.94).

    S’ouvre alors plein Sud la fameuse Vallée des Merveilles agrémentée depuis 1988 d’un parcours d’inter pré tation du Parc national. Après la visite des gravures, descendre vers le lac Long Supérieur et le refuge CAF des Merveilles (2 130 m), qui assure gîte et restauration.

  • 3e jour : Pas de l’Arpette.

    Du refuge, reprendre le sentier de la Vallée des Merveilles jusqu’à la balise 93 et continuer plein Ouest par une montée facile dans les alpages.

    On parvient ainsi au Pas de l’Arpette (2 511 m - b.402) avant de descendre directe ment le raide vallon d’Empuonrame.

    Après avoir croisé la conduite forcée à la cote 2 100 m environ, on atteint enfin le vallon de la Gordolasque juste au-dessus du parking de départ (b.412).

 

 

Accès routier

66 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’à Plan-du-Var, puis la vallée de la Vésubie (RM 2565) jusqu’à Lantosque. Parvenu à la hauteur de Roquebillière, prendre à droite la route de Belvédère et de la Gordolasque (RM 171) jusqu’au hameau de St-Grat, puis à son terminus, le parking du Countet.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

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