Guide Moyen Pays

La randonnée de la route Napoléon

Randonnée pédestre - Au départ de Grasse, RD 6085 - Aire du Chêne de l'Empereur (550 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée sportive

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 1,64Mo (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Mise à l’honneur à l’occasion de son bicentenaire en 2015, la route Napoléon qui relie Grasse à Castellane invite les randonneurs à partir sur les pas de Napoléon, à s’attarder dans des villages chargés d’histoire et à profiter des splendides paysages qui les entourent.

Sur une journée, où dans son intégralité, chacun pourra refaire au gré de son humeur, de ses capacités physiques et de son temps, tout ou partie de ce parcours mythique mondialement connu.

Exilé depuis 1814, Napoléon Bonaparte quitte l’Île d’Elbe le 26 février 1815, pour reprendre sa couronne. Le 1er mars, il débarque à Golfe-Juan et se met en route vers Cannes puis Grasse le lendemain, où il campe sur le plateau de Roquevignon appelé depuis « plateau Napoléon ».

Les travaux d’aménagement de la route impériale ordonnés en 1802 étant inachevés, Napoléon prend à pied la direction des premiers contreforts alpins marquant certains endroits de son empreinte historique : Saint-Vallier-de-Thiey, Escragnolles, et Séranon notamment.

Itinéraire étape par étape

Jour 1 : Grasse / Saint-Vallier-de-Thiey
Départ du parking (b.80) pour cette étape qui alterne des chemins étroits et quelques passages sur route. Descendre par le GR pour rejoindre la route de Cabris (b.81) ; prendre à droite sur quelques centaines de mètres avant de récupérer sur la gauche (b.82) la piste d’entrée du parc puis le parcours sportif qui le traverse (b.83). Peu après avoir franchi le vallon, remonter sur la route (RD 11) pour prendre en face (b.84) la petite route que l’on suit sur la gauche. Longer le mur d’enceinte du golf Claux Amic, ancien domaine de chasse intégralement ceint d’une muraille avec une belle vue mer (b.39) et poursuivre à travers bois jusqu’au croisement au lieu-dit Croix de Cabris (b.42). Continuer plein Ouest sur la piste qui coupe la RD 4 (b.43) ; traverser avec prudence pour suivre une piste en direction de l’Ouest ; rejoindre la balise 44 pour bifurquer à droite en direction de Saint-Vallier-de-Thiey d’abord sur un beau sentier puis par de petites routes (b.46, 57).

Variante : pour découvrir la pierre druidique, de la balise 44, continuer vers l’Ouest jusqu’à la balise 45 et tourner à droite. L’arrivée au village se fera dès lors par le chemin de Provence.

Jour 2 : Saint-Vallier-de-Thiey / Le Logis du Pin
De Saint-Vallier-de-Thiey au hameau de la Colette (3 heures) : se diriger en direction de Séranon, au rond-point (b.48), prendre à gauche la route étroite de la Siagne qui traverse plein Ouest jusqu’à la citerne (b.81). La route s’oriente au Nord (b.82, 83) et rejoint plus bas la piste (GR 510 et 406) qui longe et enjambe la Siagne sur un vieux pont avant de remonter en direction de la chapelle Saint-Martin. Plus haut on retrouve le vieux chemin historique (b.84, 91) emprunté par Napoléon et ses troupes ; le tracé bien conservé utilise astucieusement les faiblesses du rocher, avec ses murets, ses bordures et ses pavés. Il a été en partie restauré en 2014 jusqu’à l’arrivée sur le site dit de « La Colette » (pause - b.92).

De La Colette à Séranon (3 heures) : au rond-point (b.92) prendre le chemin goudronné sous la RD 6085 puis le sentier jusqu’à Escragnolles. Au centre du village (b.93), sur la place, prendre le GR qui descend vers la chapelle Saint-Pons (b.94) ; tourner à droite et à l’embranchement (b.95), remonter le chemin goudronné du Sambuc, en direction de la route départementale. Sous celle-ci (b.100) part à gauche une nouvelle section de l’itinéraire historique qui longe la RD 6085 (b.101) avant de remonter à son niveau (b.97). Traverser avec prudence la route à grande circulation, et poursuivre sur la gauche pour récupérer dans le talus (b. 97) le tronçon historique bien conservé de l’ancienne route Napoléon, qui traverse le versant en direction de l’Ouest (b.98), jusqu’à Séranon via les balises 209 et 207.

De Séranon au Logis du Pin (2 heures 30) : si vous voulez séjourner au Logis du Pin, vous pouvez du village (b.192), continuer en direction du vieux Séranon (b.214); passer devant la chapelle Sainte-Brigitte et un peu après, prendre à gauche (b.193) le sentier qui descend vers la Doire (b.205). Récupérer en face les chemins Font de Fenis et des Lones en suivant le balisage et le fléchage pour rejoindre le Logis du Pin.

Jour 3 : Logis du Pin, Séranon / Peyroules
Du Logis du Pin : départ par le même chemin que l’arrivée derrière l’hôtel-restaurant du « Relais de l’Artuby ». Prendre le chemin fléché qui traverse la Grau Bartas et rejoindre l’itinéraire principal au niveau du hameau des Baux (b.199).

De Séranon (b.192) : près de la mairie traverser en direction des ruines du vieux Séranon, par le GR. Passer près des ruines de l’ancienne Bastide de Broundet, aire de bivouac de Napoléon, puis rejoindre l’église par la route avant trouver dans l’épingle le sentier. Remonter pour passer (b.214) au dessus de la chapelle Sainte-Brigitte et profiter de belles vues sur la plaine de Séranon et la chapelle Notre Dame-de-Gratemoine. Du col (b.194) descendre à gauche (Ouest) vers le petit hameau des Baux (b.199).

Des Baux : l’itinéraire s’oriente alors plein Nord pour passer une butte et déboucher sur une plaine bucolique jusqu’à la rivière. Traverser à gué puis avec la piste rejoindre les quelques maisons en bord de route (b.198). Prendre sur la gauche la route (b.191a) jusqu’à Malamaire ; après le hameau, au croisement de la RD 2 / RD 2211, prendre à droite vers Saint-Auban et remonter quelques mètres pour rejoindre en face un chemin forestier vers Peyroules (possibilité d’une pause repas ou nuitée).

Jour 4 : Peyroules / Castellane
De Peyroules, revenir sur ses pas en direction du plateau du Plan de l’Arbre et prendre la piste montant à droite vers Trébec. Après la traversée de ce plateau boisé, le chemin redescend vers le hameau de La Bâtie. Traverser la RN 85 et suivre la petite route en face pour rapidement, prendre à droite le sentier remontant à travers la colline de Sébet. Passer à proximité d’une remarquable bergerie restaurée, puis descendre à l’ubac pour rejoindre une petite route ; continuer à descendre par celle-ci puis, avant les premières maisons, suivre un chemin en terre à gauche conduisant au village de La Garde. Passer au pied de l’église Notre Dame-des-Ormeaux, pénétrer dans le village pour rejoindre le GR4. Prendre à gauche la petite rue débouchant sur la route Napoléon ; la suivre sur une centaine de mètres, passer devant la chapelle Saint-Sébastien et prendre à gauche un agréable sentier qui rejoint la plaine de Castellane. Longer la route RN 85 et rentrer dans Castellane par le pont du Roc.

Accès routier

De Cannes, se rendre à Grasse par la pénétrante et suivre la route Napoléon (RD 6085) en direction de Castellane ; juste après la piscine municipale, continuer sur la RD 6085 en direction de Saint-Vallier-de-Thiey, dépasser les tennis pour trouver le point info « Chêne de l’Empereur ».

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.