Guide moyen pays

Bau de l'Arc

Randonnée pédestre - Au départ de Cuébris (525 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée moyenne

Carte de la randonnée

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Présentation de la randonnée

Malgré son altitude modeste, le sommet élancé du Bau de l’Arc vaut à lui seul le déplacement : après quelques mètres d’un final aérien à souhait, on y toisera la haute vallée de l’Estéron dont les clues encaissées, les plaines fertiles et les forêts ombreuses sont délimitées au Sud par les immenses crêtes reliant les cimes du Cheiron et de Fourneuby.

A l’Ouest, la large croupe parfois enneigée du mont Saint-Honorat (2 520 m) ferme l’horizon alors qu’en contrebas le site secret de Cuébris, défendu par une spectaculaire falaise, appelle le regard. Bourg fort peuplé au Moyen-Âge, Cuébris compta jusqu’à 100 “feux” (familles), mais c’est surtout aujourd’hui un lieu de villégiature prisé que veillent les fortifications et les ruines du château féodal.

L’omniprésence de l’eau interpelle quelque peu dans ces paysages arides qui caractérisent l’adret de l’Estéron avec des torrents encaissés et fougueux interrompus par de hautes cascades.

Itinéraire

Du parking situé au fond du village (525 m - b.85), prendre le chemin qui rejoint un carrefour de petites routes.

Suivre la route de la Morge jusqu’à la balise 105 et retrouver un large chemin qui s’élève plein Nord vers les campagnes abandonnées de la Bastide ; quelques lacets conduisent ensuite à une piste forestière qu’on suit un instant sur la droite avant de la quitter au profit du chemin qui la longe juste en contrebas.

On parvient ainsi à la baisse des Gauthiers (814 m - b.104), carrefour d’itinéraires ; prendre à droite le sentier qui descend, traverser le vallon de Maubonnette (b.103) et poursuivre l’ascension dans un champ de marnes érodées boisées de pins rabougris.

Un ressaut plus raide donne accès à un replat (922 m - b.310) au pied du Bau de l’Arc (988 m); gravir ce dernier par un bref aller-retour en prenant garde à l’à-pic du versant Nord.

Revenu à la balise 310, contourner le Bau de l’Arc par une traversée de niveau, puis rejoindre le vallon de la Clapoure par un sentier zigzaguant dans l’adret du verrou de la Clava.

Une remontée d’environ 100 m permet de franchir cet obstacle (b.89) ; un passage dans la falaise précède la descente sur un large chemin qui rejoint le Gros Riou (b.88) et les anciens jardins de Cuébris, avant l’ultime remontée au village.

Accès routier

55 km

De Nice (aéroport), suivre la RM 6202 le long du Var jusqu’au pont Charles Albert ; tourner à gauche pour traverser le fleuve, remonter à Gilette, puis gagner Roquestéron par la RD 17. Prendre ensuite la route de Sigale et bifurquer à droite après la deuxième épingle à cheveux pour rejoindre Cuébris.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief du Moyen Pays avec son entrelacs de vallons et de crêtes y rend l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale numérotée contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas la moyenne montagne et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les vallées et les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres..

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Huit d’entre elles (haute Siagne, haut Estéron, vallée de l’Estéron, moyen Var, moyenne Tinée, vallée de la Vésubie, vallée de la Bévéra, vallée de la Roya) concernent le moyen pays des Alpes-Maritimes.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.