Guide pays côtier

Circuit de la Forna

Randonnée pédestre - Pays côtier : Au départ de La Turbie, Route métropolitaire 2564 (460 m)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée facile

Carte de la randonnée

- Image en taille réelle, .JPG 2,28Mo (fenêtre modale)

Consulter la légende de la carte

- Image en taille réelle, .JPG 402Ko (fenêtre modale)

Présentation de la randonnée

Malgré les nuisances sonores de l’autoroute A 8 qui entachent quelque peu la partie initiale de cet itinéraire, malgré aussi les terribles cicatrices des grands incendies de 1986, le circuit de la Forna, au-dessus des magnifiques villages de La Turbie et d’Èze riches d’une histoire pluri-millénaire, se déroule dans le cadre exceptionnel du parc départemental de la grande Corniche : le point d’orgue que constitue la table d’orientation sommitale de Simboula révèle une altitude respectable, près de 700 m au-dessus des flots où s’étirent les différents caps du littoral azuréen.

Au Nord, grâce au blanc des névés persistants, les Alpes dessinent un décor grandiose qui fait écho à la mer aveuglante, à moins qu’un brouillard traître n’investisse les lieux, privant le visiteur de ce festival de nature.

On notera l’impact d’une intense occupation militaire, ligne de fortifications, routes acrobatiques et ouvrages divers structurant encore cet espace aujourd’hui destiné à l’accueil du public.

Itinéraire

Du parking d’entrée (Ouest) de La Turbie, suivre 200 m environ la Route Métropolitaine (RM) 2564 en direction du col d’Èze pour trouver juste après un entrepôt de matériaux l’amorce du petit chemin de la Forna.

D’abord goudronné, puis bétonné et assez raide, celui-ci fait bientôt place, au-dessus des dernières maisons, à un sentier facile dans la garrigue dénudée.

S’élever doucement par une longue traversée dans l’ubac de la Forna, au-dessus de la gare de péage de l’A 8. On rejoint plus haut la piste DFCI (Défense des forêts contre les incendies) qui relie La Turbie au fort de La Revère : la suivre quelque temps jusqu’à une large esplanade, face à la “maison de la nature”.

Prendre à gauche, peu après le “sentier nature”, le large chemin qui culmine à la table d’orientation du parc départemental, installée au faîte de la tour d’observation de la Simboula (675 m).

Revenir sur ses pas jusqu’à l’esplanade et descendre par l’ancienne piste militaire qui traverse deux tunnels à la fois hauts et étroits.

On parvient ainsi à la cime de la Forna (621 m), ayant laissé sur la droite la route de la Simboula qui dévale en lacets serrés vers la grande Corniche.

Continuer par un sentier qui rejoint rapidement l’itinéraire de montée, en vue de La Turbie.

Accès routier

Gagner le carrefour de la grande Corniche (Route Métropolitaine -RM- 2564) et de la bretelle de l’autoroute A 8, légèrement avant La Turbie, côté Ouest du village ; on trouvera un petit parking à proximité de ce carrefour.

Autre possibilité : parking du stade, au centre du village de La Turbie.

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue sur le terrain l’exigence première ; lire une carte au 1:25 000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître aussi naturel et évident que de marcher. La complexité du relief et l’évolution dans un milieu tour à tour sauvage ou urbanisé rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que la signalétique départementale directionnelle contribue à pallier au mieux. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir plutôt le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard n’épargne pas le pays côtier et certains reliefs pourront être sérieusement accrochés selon les saisons.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera donc à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute… Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

La météo

Avant toute randonnée, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France (08.99.71.02.06). Ce réflexe permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique. Si la plupart des parcours décrits dans ce guide peuvent être entrepris en toute saison, il est évident qu’il faudra tenir compte des circonstances exceptionnelles : seront donc à éviter les périodes neigeuses qui intéressent parfois les reliefs côtiers en milieu d’hiver autant que les phases caniculaires de juillet-août.

Un autre élément peut venir contrarier l’agrément des randonneurs et menacer leur sécurité, c’est le vent générateur des incendies de forêt ; on s’abstiendra donc de pénétrer dans les massifs boisés les jours de mistral notamment. Prendre soin de vérifier si le massif parcouru n’est pas fermé par arrêté préfectoral.

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique, la série TOP25 (échelle : 1:25 000e) coéditée par l’Institut géographique national et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer sur le terrain. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Deux d’entre elles (Nice- Menton et Cannes-Grasse) concernent le pays côtier des Alpes-Maritimes et compléteront utilement les schémas illustrant les parcours décrits dans ce guide.

Le sentier littoral

Sous un aspect la plupart du temps paisible, la Méditerranée cache un autre visage dont la traîtrise représente un réel danger : coups de mer subits d’une extrême violence s’abattent alors sur le littoral et submergent certains passages du fameux “sentier des douaniers”. On aura donc soin de respecter le panneautage de prévention mis en place par les communes en cas de tempête et de ne pas s’aventurer autour des caps par fort vent d’Est ou d’Ouest (présence de portails ou barrières).

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain.

Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.

Compte tenu de leur intérêt, certains des itinéraires proposés se développent en partie en Italie. Il conviendra de s'assurer auprès des gestionnaires de ces itinéraires de leur praticabilité.