Guide Haut Pays

Chemin de l'Energie

Randonnée pédestre - Haut pays : Au départ du parking de Vens (1 550 mètres)

Caractéristiques de la randonnée

Niveau de difficulté

Randonnée alpine

Carte de la randonnée

Carte "CHEMIN DE L'ENERGIE" - Image en taille réelle, .JPG 3,24Mo (fenêtre modale)La carte ci-dessus, issue du guide papier, s'adapte au support de consultation et n'est pas à l'échelle mentionnée sur l'image.© DR

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Présentation de la randonnée

Cette randonnée de trois jours permet de visiter le site majestueux des Lacs de Vens et son refuge juché sur un promontoire dominant l’enfilade des Lacs, puis de suivre la traversée vers le Lac de Rabuons par le chemin de l’Énergie.

Ce chemin historique, magnifique ouvrage d’art de plus de 8 km, domine le cours de la Tinée de 1 300 m : itinéraire en balcon presque parfaitement horizontal, il se joue des nombreuses difficultés d’un relief accidenté au prix du considérable travail effectué entre les deux guerres mondiales par la compagnie « Énergie Électrique du littoral Méditerranée ».

Celle-ci l’avait tracé en vue de la construction d’une centrale hydro-électrique projetée à Saint- Etienne-de-Tinée.

Ces travaux remontent à une époque où chaque région de France devait produire sa propre électricité, le site de la haute-Tinée ayant été retenu pour ses nombreux lacs d’altitude : devaient être ainsi captées les eaux des Lacs de Vens, Marie, Ténibre, Fer et Rabuons afin de les collecter en aval et de transformer l’énergie ainsi obtenue.

Le chemin de l’Énergie servait alors à acheminer matériaux, ouvriers et attelages sur les différents lieux de captage et devait à terme servir de support à une conduite forcée.

Après l’abandon du projet, une nouvelle utilité lui est aujourd’hui assignée et de nombreux randonneurs apprécient l’originalité de cette traversée.

Itinéraire

  • 1er jour : montée au refuge des Lacs de Vens (gîte, restauration). Depuis la route du col de la Bonette, au niveau du parking de la cascade de Vens (1 550 mètres - b.20), emprunter la piste de Claï sur 1 km environ, franchir le torrent de Vens (passerelle), puis bifurquer à gauche quelques mètres plus loin (b.21). S’élever sur la rive gauche puis droite orographique, du vallon par quelques grands lacets parmi mélèzes et cytises avant de traverser de grands pierriers, puis des pentes herbeuses raides (b.22, 23). Parvenu au sommet du verrou glaciaire (240 mètres), on découvre soudain le grand Lac de Vens avec le refuge niché au fond sur sa petite barre rocheuse. Pour atteindre le refuge CAF (2 380 m), suivre aisément le sentier qui traverse de niveau de gros éboulis en dominant les eaux du Lac (b.24, 25).

  • 2e jour : chemin de l’Énergie des Lacs de Vens, à Saint-Etienne-de-Tinée par la crête de Fournels. Du refuge CAF de Vens (2 380 mètres), descendre en rive droite du lac supérieur de Vens, puis longer les lacs médians (b.27) et inférieur toujours par la droite. Traverser le déversoir sur une passerelle (2 285 mètres - b.26) et monter en face vers le lac des Babarottes par une sente jalonnée de cairns et de balisage jaune. Continuer l’ascension jusqu’à la large crête des Babarottes (2 506 mètres). Amorcer la descente en versant Sud par un petit sentier en lacets pour rejoindre bientôt l’amorce du chemin de l’Énergie (b.113), puis marcher quasiment de niveau sur le chemin, large et panoramique. Parvenu à la crête de Balai (b.112) et son ancien portique de téléphérique venu de Saint-Etienne-de-Tinée, qui servait à acheminer de nombreux matériaux et engins le temps des travaux ; prendre à droite le sentier qui descend en lacets sur la crête de Fournels. Rejoindre les granges de Fournels (b.109 - 1 742 mètres) ; passer à droite sous les granges, le sentier débouche sur un belvédère (1 620 mètres), d’où l’on découvre le village de Saint-Etienne-de-Tinée.

  • 3e jour : possibilité de faire l’ascension du Mont Ténibre, voir itinéraire n° 26, ou de rejoindre Saint-Etienne-de-Tinée par le chemin de l’Énergie (b.105, 104, 103). Prendre alors à gauche pour plonger sur le village de Saint-Etiennede- Tinée (1 147 mètres) par la forêt de Sélasse (b.102, 101, 100).

Accès routier

91 km

De Nice (aéroport), remonter la vallée du Var par la RM 6202 jusqu’à la Mescla. Prendre à droite la vallée de la Tinée (RM 2205) et la suivre jusqu’à Saint-Étienne-de- Tinée. Continuer en direction du col de la Bonette et, au Pont Haut, bifurquer à droite (RM 64) pour gagner le parking de Vens, point de départ de l’itinéraire.

NAVETTE DE VÉHICULES :
8 km

De Saint-Étienne-de-Tinée, regagner le parking de Vens par la route de la Bonette suivie à l’aller (taxi possible).

Consignes de sécurité

Avant de partir en randonnée, prenez connaissance des consignes de sécurité.

Affichez les consignes de sécurité

L'orientation

Savoir s’orienter, se repérer, constitue en montagne l’exigence première. Lire une carte au 1:25.000e, se diriger à la boussole, utiliser un altimètre doivent paraître des gestes aussi naturels et évidents que marcher. La complexité du relief du haut pays avec ses profondes vallées et ses versants escarpés y rendent l’orientation parfois malaisée, inconvénient que s’attache à pallier au mieux la signalétique départementale numérotée. Mais le système de balisage a des limites (densité) et des imperfections (dégradations) qu’il faut pouvoir dépasser grâce à sa propre autonomie d’interprétation.

Les intempéries

Parfois violents et imprévisibles, les orages méditerranéens s’abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère subit et dévastateur doit être prévenu par un respect de l’horaire (partir le matin) et une consultation préalable de la météo. Surveiller l’évolution météorologique, agir en fonction de la dégradation du temps, telle doit être la préoccupation permanente du randonneur en altitude.

L'enneigement

Persistant en juin, et même en juillet selon les années au-dessus de 2 500 m, il se matérialise surtout sous forme de névés comblant les hauts vallons orientés Nord ou Ouest. Une prudence particulière devra être observée durant la traversée des névés, car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas. Aussi crampons et piolet sont-ils des instruments souvent utiles en début d’été.

La météo

Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de s’informer sur les prévisions météorologiques en appelant le répondeur départemental de Météo France. Cela permettra d’éviter certaines déconvenues et d’adapter ses déplacements et ses horaires en fonction de la situation climatique.

MÉTÉO MONTAGNE : 08.99.71.02.06

La cartographie

Illustration fidèle des itinéraires balisés et de la signalétique numérotée, la série TOP 25 (échelle 1:25 000e) coéditée par l’Institut Géographique National et le Département constitue l’outil le plus performant pour évoluer dans le milieu montagnard. La précision de ces cartes (1 cm = 250 m sur le terrain), leur degré de renseignement et leur personnalisation rendent leur usage incontournable. Trois d’entre elles (vallée de la Vésubie, haute Tinée, moyenne Tinée) concernent le guide Randoxygène Trail.

Le pastoralisme

  • Respectez les pâturages qui traditionnellement ne sont pas clôturés dans les Alpes.
  • Ne dérangez pas les troupeaux, arrêtez-vous pour les croiser ou contournez-les sans les effrayer.
  • Attention ! Depuis le retour du loup dans le Mercantour, un certain nombre de troupeaux d’ovins sont gardés par des chiens bergers des Pyrénées (gros chiens blancs) surnommés “patous”. Ces chiens attaquent tout animal ou individu qui approche du troupeau. Si le berger n’est pas présent sur les lieux, la plus grande prudence s’impose. Gardez vos distances.

La chasse

Activité ancestrale très prisée des autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale et on veillera à observer de septembre à décembre les règles du plus élémentaire bon sens : revêtir des tenues voyantes, ne pas s’écarter des sentiers balisés que les chasseurs connaissent, se manifester de façon sonore au moindre doute... Des panneaux provisoires apposés par les sociétés de chasse concernées lors des battues (sanglier notamment) préviennent les randonneurs d’un danger particulier sur les itinéraires pédestres.

Les chenilles processionnaires

En cas de présence de nids ou de processions, particulièrement entre l’automne et l’hiver, éviter de cheminer sur les itinéraires infestés. Dans tous les cas, ne toucher ni les nids, ni les chenilles dont les soies urticantes peuvent être dangereuses et causer des problèmes sanitaires.

Avertissement

Les guides randoxygène vous proposent une grande variété d’itinéraires à parcourir dans le cadre des différentes activités de pleine nature. Ces activités se déroulent dans un milieu naturel parfois difficile et soumis aux aléas climatiques. Chaque usager évolue en fonction de ses capacités dans ce milieu sous sa propre responsabilité en connaissance des dangers encourus liés au milieu ou à l’activité et doit prendre les précautions nécessaires pour une pratique en toute sécurité.

Les renseignements fournis dans ce guide sont donnés à titre d’information ; ils ne dispensent pas de faire preuve de vigilance et de bon sens et d’adapter votre comportement aux circonstances effectivement rencontrées sur le terrain. Une vigilance particulière devra être portée lors des franchissements des passages à gué. De même, les itinéraires peuvent emprunter ponctuellement des portions de route ou les traverser. Soyez prudent et respectez les règles de sécurité s’agissant notamment de la visibilité des véhicules circulant sur ces portions de voies.